FRANÇAIS

Frédéric et Lisette

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弗雷德里克和凯瑟琳


Il était une fois un homme qui s'appelait Frédéric et une femme qui s'appelait Lisette. Ils s'étaient mariés et vivaient ensemble en jeune ménage. Un jour, Frédéric dit:
- Lisette, je m'en vais aux champs, et quand je rentrerai, il faudra qu'il y ait sur la table quelque chose de rôti à manger et quelque chose de frais pour apaiser ma soif.
- Va donc, Frédéric, répondit Lisette, va, je te préparerai ça comme tu veux.
Et quand l'heure du repas approcha, elle sortit une saucisse de la cheminée, la mit dans une poêle à frire, ajouta du beurre et posa la poêle sur le feu. La saucisse commença à griller et à grésiller, Lisette tenait le manche de la poêle et était perdue dans ses pensées. Soudain elle se dit: « Le temps que la saucisse soit prête, je pourrais aller à la cave chercher à boire. » Elle lâcha donc le manche de la poêle, prit un pot, descendit à la cave et se mit à tirer la bière. La bière coulait dans le pot, Lisette la regardait couler et elle se dit soudain: « Holà! le chien n'est pas attaché, en haut, il ne manquerait plus qu'il aille voler la saucisse dans la poêle! » Et en un clin d'œil, elle fut remontée de la cave, mais le coquin tenait déjà la saucisse entre ses dents et s'en allait en la traînant derrière lui sur le sol. Lisette s'élança à sa poursuite aussi sec et le pourchassa un bon bout de chemin dans les champs. Mais le chien était plus rapide qu'elle, et il ne lâcha pas non plus la saucisse, qui bondissait à sa suite à travers champs.
« Ce qui est parti est parti! », se dit Lisette. Elle fit demi- tour et, comme elle était épuisée d'avoir tant couru, elle marcha tout doucement pour se rafraîchir. Pendant ce temps, dans la cave, la bière continuait de couler du tonneau car Lisette n'avait pas refermé le robinet, et quand le pot fut plein et qu'il n'y eut plus de place dedans, elle continua de couler dans la cave et elle ne s'arrêta que quand le tonneau fut entièrement vide. Lisette vit ce malheur du haut de l'escalier et s'écria: « Mon Dieu! que vas-tu faire maintenant, pour que Frédéric ne s'en rende pas compte? » Elle réfléchit un instant et se souvint soudain qu'il restait encore au grenier, après la dernière kermesse, un sac de belle farine de froment. Elle se dit qu'elle allait monter le chercher et qu'elle pourrait verser la farine dans la bière. « Voilà, se dit-elle, quand on met quelque chose de côté au bon moment, on le retrouve plus tard, quand on en a besoin. » Elle monta au grenier, descendit le sac et le jeta en plein sur le pot de bière, si bien qu'il se renversa et que la boisson de Frédéric rejoignit le reste du flot dans la cave. « Très bien, dit Lisette, qui se ressemble s'assemble », et elle répandit la farine dans toute la cave. Quand elle eut fini, elle dit, très contente d'elle: « Comme c'est propre et net ici, à présent! »
A midi, Frédéric rentra à la maison.
- Alors, femme, que m'as-tu préparé de bon?
- Ah, Frédéric, moi qui voulais te faire griller une saucisse! Mais pendant que je tirais la bière pour boire avec, le chien a volé la saucisse dans la poêle, et pendant que je le poursuivais, toute la bière s'est vidée dans la cave, et quand j'ai voulu éponger la bière avec la farine, en plus j'ai renversé le pot de bière. Mais ne te fâche pas, maintenant, la cave est de nouveau bien sèche.
Frédéric dit:
- Ah, Lisette, Lisette, tu n'aurais pas dû faire ça! Tu as laissé le chien voler la saucisse et le tonneau de bière se vider, et en plus tu verses notre belle farine par-dessus!
- Oui, Frédéric, je ne savais pas, tu aurais dû me le dire avant.
L'homme se dit alors: « S'il en est ainsi avec ta femme, il faudra que tu sois plus sur tes gardes. »
Un jour qu'il avait réuni une somme rondelette en talers, il les fit changer en or et dit à Lisette: « Tu vois, ce sont des petits jaunets*, je vais les mettre dans un pot et les enterrer sous la mangeoire des vaches, dans l'étable. Mais ne t'avises pas de t'en approcher, sinon tu auras des ennuis. » Elle lui répondit: « Non, Frédéric, je me garderai bien de le faire. » Un jour que Frédéric était parti, il passa au village des came- lotiers qui avaient des écuelles et des pots en terre à vendre, et qui demandèrent à la jeune femme si elle n'avait besoin de rien.
- Oh, mes bonnes gens, répondit-elle, je n'ai pas d'argent et je ne peux rien acheter, mais si vous voulez des petits jaunets, je veux bien vous acheter quelque chose.
- Des petits jaunets, pourquoi pas? Faites donc voir.
- Allez dans l'étable et creusez sous la mangeoire des vaches, et vous les trouverez, mais je n'ai pas le droit de vous accompagner.
Les coquins allèrent dans l'étable, creusèrent et trouvèrent de l'or pur. Ils les chargèrent et s'enfuirent avec, en laissant les écuelles et les pots dans la maison. Lisette se dit qu'il fallait qu'elle utilise la nouvelle vaisselle. Comme à présent il n'en manquait pas dans la cuisine, elle défonça le fond de tous les pots et en coiffa les poteaux de la clôture, tout autour de la maison, pour décorer. Quand Frédéric rentra et vit ces ornements, il dit:
- Lisette, qu'as-tu fait?
- Je les ai achetés, Frédéric, avec les petits jaunets qui étaient sous la mangeoire des vaches. Mais moi, je n'y suis pas allée, les camelotiers ont dû les déterrer eux-mêmes.
- Ah, femme, s'exclama Frédéric, qu'as-tu fait là! Ce n'étaient pas des petits jaunets, mais de l'or pur, et c'était toute notre fortune. Tu n'aurais pas dû faire ça.
- Oui, Frédéric, dit-elle, je ne savais pas, tu aurais dû me le dire avant.
Lisette resta là un moment, puis elle dit:
- Écoute, Frédéric, nous allons récupérer notre or en courant à la poursuite des voleurs.
- Alors viens, dit Frédéric, nous allons essayer, mais emporte du beurre et du fromage pour que nous ayons de quoi manger en route.
- Oui, Frédéric, je vais en emporter.
Ils se mirent en route, et comme Frédéric était meilleur marcheur, Lisette marchait derrière lui. « C'est à mon avantage, se disait-elle, quand nous ferons demi-tour, j'aurai un peu d'avance. » Voilà qu'elle arriva à une colline où de profondes ornières étaient creusées de part et d'autre du chemin. « Voyez un peu, dit Lisette, comme ils ont déchiré, épuisé et écrasé cette pauvre terre! Ça ne guérira jamais! » Et elle en avait tant pitié qu'elle prit son beurre et en enduisit les ornières, à droite et à gauche, pour que les roues ne les écrasent pas trop. Et pendant qu'elle se penchait si bas, dans sa charité, un fromage tomba de sa poche et dévala la montagne. Lisette dit alors: « J'ai déjà fait le chemin une fois, je ne redescendrai pas, qu'un autre aille le chercher. » Elle prit donc un deuxième fromage et le fit rouler à la suite du premier. Cependant, comme les fromages ne revenaient pas, elle en fit rouler un troisième en bas de la côte en se disant: « Ils attendent peut-être de la compagnie parce qu'ils n'aiment pas aller tout seuls. » Voyant que les trois ne revenaient pas, elle dit: « Je ne sais pas ce que ça veut dire! Mais le troisième n'a peut-être pas trouvé le chemin et s'est perdu. Je vais envoyer le quatrième pour qu'il leur dise de revenir. » Mais le quatrième ne fit guère mieux que le troisième. Alors Lisette se fâcha et jeta encore le cinquième et le sixième en bas de la côte, et c'étaient les derniers. Elle resta là un moment à tendre l'oreille pour voir s'ils arrivaient, mais comme ils ne venaient toujours pas, elle dit: « Oh, vous en mettez du temps à revenir! On pourrait aussi bien vous envoyer chercher la mort. Vous croyez peut-être que je vais vous attendre encore longtemps? Je vais continuer mon chemin, et vous n'avez qu'à me rattraper, vos jambes sont plus jeunes que les miennes. » Lisette s'en fut et trouva Frédéric, qui s'était arrêté et qui l'avait attendue parce qu'il voulait manger un morceau. « Allons, fais voir un peu ce que tu as emporté. » Elle lui tendit le pain seul.
- Où sont le beurre et le fromage? demanda le mari.
- Ah, Frédéric, lui dit Lisette, avec le beurre, j'ai tartiné les ornières, et les fromages vont bientôt arriver; l'un d'eux est tombé de ma poche, alors j'ai envoyé les autres à sa suite pour qu'ils l'appellent.
Frédéric dit:
- Tu n'aurais pas dû faire ça, Lisette, tartiner le beurre sur le chemin et jeter les fromages en bas de la côte.
- Oui, Frédéric, tu aurais dû me le dire avant.
Ils mangèrent donc tous les deux leur pain sec, puis Frédéric demanda:
- Lisette, as-tu bien pris soin, en partant, de mettre notre maison en sécurité?
- Non, Frédéric, tu aurais dû me le dire avant.
- Alors rentre à la maison et mets-la en sécurité avant que nous allions plus loin. Et prends aussi autre chose à manger, je vais t'attendre ici.
Lisette rebroussa chemin en se disant: « Mon Frédéric veut autre chose à manger, sans doute n'aime-t-il pas le beurre et le fromage, alors je vais emporter un sac de poires séchées et, pour boire, un pichet de vinaigre. » Ensuite, elle verrouilla le battant supérieur de la porte, quant au battant inférieur, elle le sortit de ses gonds et le prit sur son épaule en pensant que quand elle aurait mis la porte en sécurité, la maison le serait aussi. Lisette prit tout son temps pour faire la route et se disait: « Comme ça, Frédéric se reposera plus longtemps. » Quand elle l'eut rejoint, elle lui dit:
- Tiens, Frédéric, voilà la porte de la maison, comme ça tu peux garder la maison toi-même.
- Oh, mon Dieu! dit-il, que ma femme est intelligente! elle sort de ses gonds le battant inférieur de la porte, si bien que n'importe qui peut entrer, et elle verrouille le battant supérieur. Maintenant c'est trop tard pour retourner encore une fois à la maison, mais puisque tu as apporté la porte jusqu'ici, tu n'as qu'à continuer de la porter.
- Je vais porter la porte, Frédéric, mais les poires séchées et la cruche de vinaigre, elles sont trop lourdes pour moi: je vais les accrocher à la porte, elle n'a qu'à les porter, elle.
Ils partirent alors dans la forêt à la recherche des coquins, mais ils ne les trouvèrent pas. Comme il finit par faire sombre, ils grimpèrent dans un arbre pour y passer la nuit. Mais à peine furent-ils en haut qu'ils virent arriver les gars qui emportent ce qui ne veut pas les suivre et qui trouvent les choses avant qu'elles ne soient perdues. Ils s'installèrent justement au pied de l'arbre dans lequel étaient grimpés Frédéric et Lisette, allumèrent un feu et s'apprêtèrent à partager leur butin. Frédéric descendit de l'arbre par-derrière, ramassa des cailloux et remonta avec pour assommer les voleurs. Mais les cailloux n'atteignirent pas leur cible et les coquins s'écrièrent: « Tiens, c'est bientôt le matin, le vent fait tomber les pommes de pin. » Lisette avait toujours la porte sur son épaule, et comme elle pesait si lourd sur son épaule, elle pensa que c'était la faute des poires séchées, et dit:
- Frédéric, il faut que je jette les poires.
- Non, Lisette, répondit-il, pas maintenant, elles nous trahiraient.
- Si, Frédéric, je n'en peux plus, elles sont si lourdes.
- Eh bien, alors fais-le, nom d'un chien!
Les poires séchées dégringolèrent donc entre les branches de l'arbre, et les gars, en bas, dirent: « Ce sont des chiures d'oiseau. » Un peu plus tard, comme la porte continuait de peser lourd, Lisette dit:
- Ah, Frédéric, il faut que je me débarrasse du vinaigre.
- Non, Lisette, surtout pas, cela nous trahirait.
- Si, Frédéric, je n'en peux plus, il pèse si lourd.
- Eh bien, alors fais-le, nom d'un chien!
Elle vida donc le pichet de vinaigre, et il éclaboussa les bandits. Ceux-ci dirent alors: « Voilà déjà la rosée qui tombe. » Lisette finit par se dire: « Serait-ce donc la porte qui m'écrase l'épaule à ce point? » et dit:
- Frédéric, il faut que je jette la porte.
- Non, Lisette, répondit-il, pas maintenant, elle nous trahirait.
- Si, Frédéric, il le faut, elle est si lourde.
- Non, Lisette, tiens-la bien fort.
- Ah, Frédéric, ça y est, je la lâche!
- Eh bien, répondit Frédéric d'un air contrarié, laisse la tomber alors, que diable!
La porte tomba donc avec un grand fracas, et les gars en bas s'écrièrent: « C'est le diable qui descend de l'arbre! » Ils prirent leurs jambes à leur cou en abandonnant tout sur place. Au petit matin, quand les deux descendirent de l'arbre, ils retrouvèrent tout leur or et le rapportèrent chez eux.
Quand ils furent de nouveau chez eux, Frédéric dit:
- Lisette, maintenant, il faut que tu sois travailleuse et que tu ne chômes pas.
- Oui, Frédéric, je vais le faire, je vais aller aux champs et couper du blé.
Quand elle fut dans le champ, elle se parla à elle-même: « Est-ce que je mange avant de couper le blé, ou est-ce que je dors avant de couper le blé? Tiens, je vais plutôt manger! » Lisette mangea donc, et quand elle eut mangé, le sommeil commença à la gagner. Elle se mit à couper le blé et, dans un demi-sommeil, elle coupa tous ses habits en deux, son tablier, sa jupe et sa chemise. Quand elle se réveilla, après avoir dormi un long moment, elle était à demi-nue et se dit à elle- même: « Est-ce moi, ou n'est-ce pas moi? Ah, non, ce n'est pas moi! »
Entre temps, la nuit était tombée, et Lisette courut au village, frappa à la fenêtre de son mari et appela:
- Frédéric?
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Je voudrais savoir si Lisette est à la maison.
- Oui, oui, répondit Frédéric, elle doit déjà être couchée et dormir.
Elle dit alors: « Parfait, alors je suis déjà à la maison », et partit en courant.
À l'extérieur du village, Lisette rencontra des coquins qui voulaient voler quelqu'un. Elle vint à leur hauteur et leur dit: « Je vais vous aider. » Les coquins crurent qu'elle connaissait le village et s'en félicitèrent. Lisette marcha vers les maisons en criant: « Ohé, les gens, vous avez quelque chose? Nous voulons vous voler! » Les coquins pensèrent: « Ça promet! » et souhaitèrent être débarrassés de Lisette au plus vite. Ils lui dirent donc: « Là-bas, à l'entrée du village, le pasteur a des raves dans son champ. Va donc nous arracher des raves. » Lisette se rendit dans le champ et se mit à arracher des raves, mais elle était si paresseuse qu'elle ne se redressait pas complètement. Il se trouva qu'un homme passait par là. Il vit cela et s'arrêta, croyant que c'était le diable qui fouillait ainsi dans le champ de raves. Il courut au village, chez le pasteur, et lui dit:
- Monsieur le Pasteur, le diable est là-bas, dans votre champ, en train d'arracher des raves.
- Ah, mon Dieu, répondit le Pasteur, je ne peux pas aller le chasser, j'ai un pied paralysé.
L'homme lui dit alors: « Je vais vous porter sur mon dos », et il le porta dehors. Et quand ils arrivèrent à la hauteur du champ, Lisette se mit en route et se dressa de toute sa taille. « Ah, c'est le diable! », hurla le pasteur, et les deux s'empressèrent de décamper. Et le pasteur avait si peur qu'avec son pied paralysé, il courait plus droit que l'homme qui l'avait porté sur son dos, avec ses deux jambes valides.
弗雷德里克的妻子叫凯瑟琳,他俩刚结婚没多久。 有一天,弗雷德里克对妻子说:"凯!我要到地里干活去了,我走后你给我准备一些好菜,来点好啤酒,当我饿了的时候,我就可以回来享受一顿丰盛的午餐了。"凯瑟琳说:"好的,你就放心地去吧!"快到吃午餐的时候,凯瑟琳从贮存的食物中拿出一块上好的牛排,放到锅里用油来炸。 牛排很快炸黄了,发出了噼啪的响声,凯瑟琳站在边上不停地用锅铲翻动着。 这时,她自言自语地说:"牛排快熟了,我可以到地窖里去倒些啤酒来。"她把锅留在火上,拿了一个大壶,来到地窖里,拧开啤酒桶,让啤酒流进壶里,凯瑟琳站在旁边守候着。 突然她又闪过一个念头:"狗没有套好,它会把牛排叼走的,幸亏我想到了。"想到这里她马上跑出地窖,来到厨房。 那可恶的狗正好用嘴咬住牛排,衔着要往外跑。
凯瑟琳追了上去,跟着狗赶过农田,但狗跑得比她快,不肯放下牛排。 她只得说道:"算了,算了,收不回来就算了。"说着,转过身来绕过农田,上路往回走。 她跑累了,又有点发热,所以慢慢悠悠地一边走,一边让自己凉快凉快。
凯瑟琳走的时候没有关上啤酒桶的塞子,啤酒也就一直不停地往外流,壶装满后溢了出来,流得满地都是,结果整桶啤酒都流完了。 当她回到地窖楼梯时,看到这幅景象,叫道:"我的天哪!我怎样才能瞒过弗雷德里克,使他看不到这些情况呢?"她想了一会儿,终于想起上次赶集时买过一袋精面粉,如果把这袋面粉撒到地上就会把啤酒全部吸干的。 "真是一个绝妙的办法。"她说道,"现在正好用上,此时不用,留待什么时候去用呢?"想到这里,她马上把那袋面粉取来,顺势往地上一扔,正好扔到那个装满啤酒的大壶上,一下子就把壶砸翻了,仅有的一壶啤酒也流到了地上。 "哎哟!这下可好,"她又叫了起来,"倒楣的事怎么一件接一件呢!"她只得把面粉到处撒在地上。 撒完她舒了一口气,自以为这事做得很聪明,高兴地说道:"看起来这儿是多么的干净,整洁呀!"
中午,弗雷德里克回来了,他喊道:"太太,你午餐准备了一些什么呀?"凯瑟琳回答说:"唉!弗雷德里克,我做牛排时 ,去倒啤酒,狗趁机把牛排衔跑了,我去追狗时,啤酒却流光了,我用我们在集市买的那袋面粉来吸干啤酒时,又把啤酒壶打翻了,不过现在地窖里已经弄干了,看起来还很整洁呢! "弗雷德里克听了,说道:"我说凯呀,你怎么能这样干呢? 你怎么会在离开时把牛排留在火上炸呢? 结果啤酒也流光了,最后又为什么把面粉也撒光呢? "她回答说:"哎哟,弗雷德里克,我做的时候并不知道呀,你本来应该早点告诉我的。 "
丈夫暗想:如果我的妻子做事是这样的话,我得多一些心眼。 现在家里放有一大笔金币,应该留点神。 所以他把金币拿出来对妻子说:"这些黄钮扣是多么的漂亮啊!我要把它们放进一个箱子内,埋在花园里。你千万别到那儿去,也不要闲着没事去动它们。"妻子回答说:"不会的,弗雷德里克,我决不会去动它们的。"
弗雷德里克一走,来了一些卖瓦盆瓦碟子的小商贩,他们问她要不要买一些,她说道:"哎呀,我非常想买,但我没有钱,如果你们同意用黄钮扣换的话,我可以拿好多和你们换。""黄钮扣?"他们说道,"让我们看看。""你们到花园来,按我指给你们的地点去挖,你们就能找到黄钮扣,我自己可不敢去。"这些流浪汉去挖了。 当他们挖出来发现那些黄钮扣是什么东西后,就把黄钮扣全拿走了,留给她许多盆子、碟子,她把它们全摆放在屋子里,摆得到处都是。
弗雷德里克回来一看,喊道:"凯瑟琳,你这是做什么?"她说:"你看,这些都是我用你的黄钮扣买来的,不过我没有碰那些黄钮扣 ,是小商贩自己去挖的。 "弗雷德里克一听,跺着脚叫道:"太太,太太! 你做的好事! 那些黄钮扣都是我的金币呀,你怎么能做这种事呢? "她也大吃了一惊回答道:
"哎哟!我不知道呀,你应该告诉我的!"
凯瑟琳站着惊愕了一会儿,最后对她的丈夫说:"弗雷德里克,你听着,我们很快就可以把金子要回来,只要我们追上这帮贼人就成。""好吧,我们要试一试,"他回答说,"但你要带上一些奶油和干酪,我们好在路上吃。"她说了一声"对,对!"就准备去了。
出发后,弗雷德里克走的很快,他把妻子拉在了后面,而她却想:"这无所谓,待我们回转时 ,我离家就会比他近得多了。 "
不久,她翻过了一座小山,山的另一边有一条路。 大概是由于路太窄,马车经过这条路时,车轮总是擦着两边的树,以致树皮都擦破了。 看到这情况,她说道:"唉,看看吧!这些可怜的树被擦破受伤了,人们怎么老是这样呢?如此下去,这些树的伤永远也不会好的。"她对这些树很同情,给它们那些被擦破的地方都涂上了奶油,认为这样一来,马车的轮子就可以不再把树擦伤了。 就在她做这一善举时,一块干酪从篮子里掉出来滚下了小山,凯瑟琳向下一看,没有看到干酪到底滚到了哪里,于是她说道:"唉,看来得要另一块干酪从这儿下去找你这块干酪了,它比我的腿要灵活些。"说完,她滚下了另一块干酪,干酪滚下山去,天知道它滚到哪儿去了,可她却认为这两块干酪知道路,一定会跟着她来的,她可不能整天待在这儿等它们上来再走。
很快,她赶上了弗雷德里克。 他肚子饿了,要吃东西,所以在那儿等着她。 凯瑟琳把干面包拿给了他,他见没有奶油和干酪,于是问道:"奶油和干酪呢?"她回答说:"我把奶油涂在了那些可怜的树上,它们被车轮擦伤了。有一块干酪掉下跑了,我派另一块去找它,我想它们两个正在路上吧。"
"这种蠢事你也干得出来,你看你有多笨啊!"丈夫无可奈何地说道。 妻子一听则说:"你怎么能这样说呢?你又没告诉过我呀!"
他们只能一起啃干面包。 弗雷德里克说:"凯,你来的时候把门都锁了吧。"凯瑟琳说:"没有啊,你又没告诉我。"丈夫只得叹道,"唉--,赶快回去,去把门锁好,再带点吃的来吧。"
凯瑟琳按照他的吩咐去了,她边走边想:弗雷德里克要我再带一些吃的东西,可我认为他不喜欢吃奶油和干酪,我经常看到他吃核桃和醋,就给他带一袋核桃和一些醋去。
回到家后,她把后门闩上,把前门却卸了下来,说道:"弗雷德里克要我锁好门,可再怎么说也没有我把门带在身边安全。"一路上,她走一段,歇一会儿,花了老半天时间才赶上弗雷德里克,她叫道:"弗雷德里克,我把门带来了,现在你可以放心地看守它了。"
"啊!我的老天爷!"他说道,"我竟有这样一个聪明的太太!我要你把房子锁好,你却把门卸了下来。任何人随时都可以进屋去了。哎--,你既然把门扛来了,那就再辛苦点带着它一起赶路吧。"她答道:"好的,我就扛着门,不过我不想拿核桃和醋瓶子,东西这么多,太重了,就请你把它们拴在门上吧。"对这一建议,弗雷德里克当然不会反对。
来到森林里,他们开始搜寻那些窃贼,但根本就不可能找着。 天黑了,他俩只好爬上一棵树去过夜。 而他们刚爬上去,那伙他们要找的无赖出现了。 这是一伙真正的流氓,他们到处骗别人的东西,大概是太疲劳了,所以他们一来就坐了下来,又生了一大堆火。 巧就巧在他们正好坐在弗雷德里克和凯瑟琳所呆的那棵树的下面。 弗雷德里克从树的另一边滑了下去,捡了一些石头,然后又爬上树去,他试着用这些石头去打窃贼的头。 但贼却不以为然,只是说:"一定是快天亮了,风把冷杉树的球果都刮落了。"
凯瑟琳一直都把门扛在肩上。 现在她觉得累得够呛,认为一定是核桃拴在上面太重了,所以她轻轻喊道:"弗雷德里克,我得把核桃扔下去。"弗雷德里克马上回答说:"不行,现在不行,否则他们会发现我们的。""我扛不住了,我不行了,必须把它们丢掉才行。""那好吧,如果你要扔,就快一点扔下去。"核桃沿着大树枝"卡嗒,卡嗒"地响着落下去了,一个窃贼喊道:"我的天呀,下起冰雹来了。"
过了一会儿,凯瑟琳认为门还是太重,她又悄悄地对弗雷德里克说:"我得把醋扔下去。""请别扔,"他急忙说,"那样他们会发现我们的。"她说道:"我扛不住了,一定得丢了。"说完,她把醋也全部倒下去了,窃贼们说:"露水真多啊!"
醋倒下去不久,凯瑟琳仍然被压得受不住,到这时她才意识到是门太重,所以她悄悄地对弗雷德里克说:"我要把门扔下去了。"他一听,马上恳求她不要扔,他认为这一扔肯定会暴露他们自己。 凯瑟琳实在扛不住了,说道:"我放下去了。"门随着一阵"咔嚓,哗啦"的声音向窃贼们落去,他们大叫道:"魔鬼来了!"还没弄清是什么东西,就拼命地以最快的速度跑掉了,所有的金子都留在了地上。 弗雷德里克和凯瑟琳爬下树来,完好无损地找回了他们全部的金子。




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