FRANÇAIS

La gardeuse d'oies

TÜRKÇE

Kaz Güden Kız


Il était une fois une vieille reine. Son mari était mort il y a déjà bien longtemps, et elle avait une fille qui était très belle. Quand celle-ci eut grandi, elle fut promise en mariage à un fils de roi qui vivait loin de là. Lorsque vint le moment où ils devaient se marier et que son enfant allait partir pour ce royaume étranger, la vieille reine lui prépara quantité de superbes ustensiles et de bijoux, d'or et d'argent, de gobelets et de joyaux, bref, tout ce qui fait partie de la dot d'une fille de roi, car elle aimait son enfant de tout son cœur. Elle lui donna aussi une suivante qui devait l'accompagner et remettre la mariée à son époux. Chacune d'elles avait un cheval pour le voyage; mais le cheval de la fille de roi s'appelait Falada et il savait parler. Quand l'heure des adieux arriva, la vieille mère se rendit dans sa chambre, prit un petit couteau et s'entailla les doigts pour les faire saigner; elle tenait en- dessous un petit chiffon blanc sur lequel elle fit tomber trois gouttes de sang, et le donna ensuite à sa fille en disant: « Ma chère enfant, garde-les précieusement, tu en auras besoin en chemin. »
C'est donc tristement qu'elles prirent congé l'une de l'autre; la fille de roi mit le petit chiffon dans son corsage, monta en selle et partit pour aller retrouver son fiancé. Au bout d'une heure de voyage, elle ressentit une soif intense et dit à sa suivante:
- Descends de cheval et va me puiser de l'eau dans ce ruisseau avec le gobelet que tu as emporté pour moi, je voudrais boire un peu.
- Si vous avez soif, descendez vous-même de cheval, et penchez-vous au-dessus de l'eau pour boire, je n'ai pas envie d'être votre bonne, répondit sa suivante.
Comme elle avait grand soif, la fille de roi descendit de cheval, se pencha au-dessus de l'eau du ruisseau et but, sans avoir le droit d'utiliser son gobelet d'or. Elle soupira alors: « Oh, mon Dieu! » Et les trois gouttes de sang lui répondirent: « Si ta mère savait cela, son cœur éclaterait de chagrin. » Mais la fiancée du roi était humble et remonta à cheval sans mot dire. Elles voyagèrent ainsi pendant de nombreuses lieues, mais la journée était chaude, le soleil brûlait, si bien qu'elle eut bientôt de nouveau soif. Comme elles passaient près d'un fleuve, elle dit de nouveau à sa suivante: « Descends de cheval et va me chercher à boire dans mon gobelet d'or », car elle avait oublié depuis longtemps les méchantes paroles de celle-ci. Cependant, sa suivante lui dit, d'un air encore plus hautain: « Si vous avez soif, buvez-vous même, je ne veux pas être votre bonne. » Comme elle avait grand soif, la fille de roi descendit de cheval, se pencha audessus de l'eau qui coulait et se mit à pleurer en disant: « Oh, mon Dieu! » Et les gouttes de sang lui répondirent de nouveau: « Si ta mère savait cela, son cœur éclaterait de chagrin. » Tandis qu'elle buvait ainsi et qu'elle s'était penchée très loin en avant, le petit chiffon où se trouvaient les trois gouttes de sang s'échappa de son corsage et fut emporté par le courant. Elle ne s'en aperçut même pas, tant elle était inquiète. Mais sa suivante avait tout vu et elle se réjouissait du pouvoir qu'elle avait désormais sur la fille de roi, car en perdant les gouttes de sang, celle-ci était devenue faible et impuissante. Quand elle voulut remonter sur son cheval qui s'appelait Falada, la suivante dit: « C'est à moi de monter sur Falada et toi, tu monteras sur mon canasson. » Et elle n'avait d'autre choix que de subir cela. La suivante lui ordonna ensuite sèchement d'ôter ses habits royaux et de mettre à la place ses méchants habits et, enfin, elle dut lui jurer en prenant le ciel à témoin de ne rien dire à personne de tout cela, à la cour du roi. Et si la fille de roi ne lui avait pas fait ce serment, elle aurait été tuée sur-le-champ. Mais Falada avait vu tout cela et l'avait bien retenu.
La suivante monta donc sur Falada et la vraie fiancée monta sur le mauvais cheval, et elles poursuivirent leur chemin ainsi jusqu'à ce qu'elles entrent enfin dans le château royal. À leur arrivée, la joie fut grande et le fils du roi accourut à leur rencontre et aida la suivante à descendre de cheval, croyant que c'était sa promise. On lui fit monter l'escalier, mais la vraie fille de roi dut rester en bas. Le vieux roi regarda alors par la fenêtre et la vit debout au milieu de la cour, et il remarqua combien elle était fine, délicate et extrêmement belle. Il se rendit aussitôt dans la chambre royale et demanda à la fiancée qui était la personne qui l'accompagnait et qui se tenait là, dans la cour. « Je l'ai prise avec moi en chemin pour qu'elle me tienne compagnie; donnez à cette bonne quelque travail pour qu'elle ne reste pas sans rien faire. » Mais le vieux roi n'avait pas de travail à lui donner et ne trouva rien d'autre à dire que: « J'ai un petit garçon qui garde les oies et qu'elle peut aider. » Le petit garçon s'appelait Conrad, et la vraie fiancée dut donc l'aider à garder les oies.
Mais bientôt, la fausse fiancée dit au jeune roi:
- Mon époux bien-aimé, je vous prie, rendez-moi un service.
- Je le ferai avec plaisir, répondit-il.
- Eh bien, faites appeler l'équarrisseur pour qu'il coupe la tête au cheval sur lequel j'ai voyagé pour venir ici, parce qu'il m'a agacée en chemin.
En réalité, elle craignait que le cheval ne se mette à parler et qu'il ne raconte comment elle s'était comportée envers la fille de roi. Au point où en étaient arrivées les choses, le fidèle Falada devait mourir; la nouvelle parvint aussi aux oreilles de la vraie fille de roi, et elle promit en secret à l'équarrisseur qu'elle lui donnerait une pièce s'il lui rendait un petit service. Il y avait dans la ville une grande porte sombre par laquelle elle devait passer tous les soirs et tous les matins avec ses oies, et l'équarrisseur devait fixer sous cette porte la tête de Falada afin qu'elle puisse tout de même le voir plus d'une fois. Le garçon équarrisseur lui promit donc de le faire; il trancha la tête au cheval et la fixa sous la porte sombre.
Tôt le matin, quand le petit Conrad et elle firent sortir les oies par cette porte, la fille de roi dit en passant:

"Oh, Falada, comme te voilà là."

Et la tête lui répondit:

"Oh, jeune reine, toi qui passes par là,
Si ta mère le savait,
De chagrin son cœur éclaterait."

Elle sortit de la ville sans mot dire et ils menèrent les oies dans un champ. Et quand ils furent arrivés dans la prairie, elle s'assit et dénoua ses cheveux. C'était de l'or pur et le petit Conrad se réjouit en les voyant briller, et il voulut lui en arracher quelques-uns. Elle dit alors:

"Souffle, souffle, petit vent,
le chapeau de Conrad, prends,
et fais-le courir après lui
jusqu'à ce que j'aie, mes cheveux, natté et enroulé
et que je me sois recoiffée."

Et il se leva un vent si fort qu'il emporta au loin le chapeau du petit Conrad, si bien que celui-ci dut le poursuivre à travers tout le champ. Le temps qu'il revienne, elle avait terminé de peigner ses cheveux et de se coiffer, si bien qu'il ne parvint pas à lui en prendre. Le petit Conrad se fâcha et ne lui parla plus; ils gardèrent les oies ainsi jusqu'à ce que le soir vienne, puis ils rentrèrent chez eux.
Le matin suivant, quand ils firent passer les oies sous la porte sombre, la jeune fille dit:

"Oh, Falada, comme te voilà là."

Et la tête lui répondit:

"Oh, jeune reine, toi qui passes par là,
Si ta mère le savait,
De chagrin son cœur éclaterait."

Et dans le champ, elle s'assit de nouveau dans l'herbe et se mit à coiffer ses cheveux; Conrad accourut pour les attraper, mais elle dit bien vite:

"Souffle, souffle, petit vent,
le chapeau de Conrad, prends,
et fais-le courir après lui
jusqu'à ce que j'aie, mes cheveux, natté et enroulé
et que je me sois recoiffée."

Le vent se mit alors à souffler et emporta au loin le chapeau de Conrad, si bien que celui-ci dut le poursuivre. Quand il revint, il y a longtemps qu'elle avait réajusté ses cheveux et il ne parvint pas à en avoir un seul; et ils gardèrent ainsi les oies jusqu'au soir.
Mais le soir, après qu'ils furent rentrés, le petit Conrad alla trouver le vieux roi et lui dit:
- Je ne veux pas garder les oies avec cette fille plus longtemps.
- Pourquoi donc? lui demanda le vieux roi.
- Eh bien, c'est qu'elle m'ennuie toute la journée.
Le vieux roi lui ordonna donc de raconter comment se passaient ses journées avec elle, et Conrad lui dit: « Le matin, quand nous passons par la porte sombre avec le troupeau, il y a là une tête de cheval qui est clouée au mur, et elle lui parle ainsi:

"Oh, Falada, comme te voilà là."

Et la tête lui répond:

"Oh, jeune reine, toi qui passes par là,
Si ta mère le savait,
De chagrin son cœur éclaterait."

Et il continua de lui raconter ce qui se passait dans la prairie des oies, et comment il devait poursuivre son chapeau que le vent emportait.
Le vieux roi lui ordonna de mener de nouveau les oies le lendemain, quant à lui, lorsque ce fut le matin, il alla se cacher derrière la porte sombre et entendit la jeune fille parler avec la tête de Falada. Puis il la suivit dans les champs et se cacha derrière un buisson dans la prairie. Il vit alors bientôt de ses propres yeux la gardeuse d'oies et le petit berger amener le troupeau, et il vit la jeune fille s'asseoir, au bout d'un petit moment, pour dénouer ses cheveux, et il vit rayonner leur éclat. Elle dit aussitôt, une nouvelle fois:

"Souffle, souffle, petit vent,
le chapeau de Conrad, prends,
et fais-le courir après lui
jusqu'à ce que j'aie, mes cheveux, natté et enroulé
et que je me sois recoiffée."

Il y eut alors un coup de vent qui emporta avec lui le chapeau du petit Conrad, obligeant celui-ci à courir très loin, pendant que la gardeuse d'oies continuait de peigner et de natter ses boucles en silence, ce que le vieux roi observa attentivement. Sur ce, il repartit sans qu'on le voie et, le soir, quand la gardeuse d'oies rentra, il l'appela à l'écart et lui demanda pourquoi elle faisait tout cela. « Je n'ai pas le droit de vous le dire et il m'est interdit de confier mon chagrin à qui que ce soit; je l'ai juré en prenant le ciel à témoin, car sinon, cela m'aurait coûté la vie. » Il insista et ne lui laissa pas de repos, mais il ne réussit pas à lui faire dire quoi que ce soit. Il lui dit alors: « Puisque tu ne veux rien me dire, va confier ton chagrin au poêle de fonte que voilà », puis il partit. La gardeuse d'oies, quant à elle, se glissa dans le poêle et se mit à pleurer et à se lamenter, et elle lui dit ce qu'elle avait sur le cœur: « Me voilà ici, à présent, abandonnée de tous, alors que je suis une fille de roi. Une suivante perfide a usé de violence pour m'obliger à enlever mes habits royaux et a pris ma place auprès de mon fiancé, et moi, je dois faire le travail d'une vulgaire gardeuse d'oies. Si ma mère savait cela, son cœur éclaterait de chagrin. » Cependant, le vieux roi se tenait dehors, à la sortie du conduit de poêle, tendant l'oreille, et il entendit ce qu'elle disait. Il entra ensuite de nouveau dans la pièce et lui dit de sortir du poêle. On lui mit alors des habits royaux et elle était si belle que cela semblait être un miracle. Le vieux roi appela son fils et lui révéla que la fiancée qu'il avait n'était pas la bonne: elle n'était qu'une suivante, alors que sa vraie fiancée se tenait là, et c'était l'ancienne gardeuse d'oies. Le jeune roi se réjouit de tout son cœur quand il découvrit sa beauté et sa vertu, et on prépara un grand festin auquel on convia tous les serviteurs et tous les bons amis. Le marié présidait le repas, entouré de la fille de roi d'un côté et de la suivante de l'autre, mais celle-ci était aveuglée et elle ne reconnaissait pas la fille de roi, parée de ses bijoux qui brillaient. Quand ils eurent mangé et bu, et que tous étaient de bonne humeur, le vieux roi posa une devinette à la suivante: il lui demanda ce que valait une personne qui avait trompé son seigneur de telle et telle manière, en racontant toute son histoire. Il l'interrogea ensuite:
- Quelle sentence mérite une telle personne?
- Elle ne mérite rien de mieux que d'être enfermée toute nue dans un tonneau hérissé de clous à l'intérieur et auquel il faut atteler deux chevaux blancs qui la traîneront de rue en rue jusqu'à ce qu'elle meure, répondit la fausse fiancée.
- Cette personne, c'est toi. Tu viens de prononcer ta propre sentence, et c'est ce qui va t'arriver, dit le vieux roi.
Et une fois que la sentence eut été accomplie, le jeune roi épousa sa véritable épouse, et ils gouvernèrent tous deux leur royaume dans la paix et la félicité.
Vaktiyle yaşlı bir kraliçe vardı; kocası çoktan ölmüştü. Kraliçenin güzel bir kızı vardı; buluğ çağına gelince annesi onu başka bir ülkenin prensine sözledi. Derken düğün zamanı geldi çattı; kız başka bir ülkeye gideceği için annesi onun sandığını nelerle doldurmadı ki. Yemek takımları, altın gümüş bardaklar... yani bir prensese yakışacak ne varsa ve bir de muska! Çünkü kraliçe kızını gerçekten çok seviyordu.

Yanına bir de nedime verdi; bu nedime kıza gezide refakat edecek ve onu damada kendi eliyle teslim edecekti. Her ikisine birer at verildi. Prensesin atının ismi Falada'ydı ve konuşabiliyordu!

Neyse, vedalaşma zamanı geldiğinde yaşlı anne yatak odasına çekilerek, eline aldığı bir çakıyla parmağını kesip kanattı. Akan kanın üç damlasını beyaz bir mendile damlattıktan sonra onu kızına verdi: "Bunu iyi sakla kızım, yolculukta lazım olacak" dedi.

Ve ağlaşarak birbirlerinden ayrıldılar. Prenses annesinin verdiği mendili göğsüne soktuktan sonra atına binerek yola çıktı. Uç saat böyle gittikten sonra susadı ve nedimesine: "Atından in ve benim için yanma aldığın maşrapayla şu kaynaktan biraz su al da içeyim" dedi.

"Susadınsa attan kendin inip iç, ben senin hizmetçin değilim" diye cevap verdi nedime.

Çok susayan prenses attan indi ve kaynaktan su içti, altın bardağı kullanamadı. O zaman "Yarabbi" dedi ve aynı anda üç damla kan şöyle konuştu:

Annen bunu bilmiş olsa,
Yüreği sızlar nasıl olsa!

Ancak prensesin cesareti kırılmıştı, hiçbir şey söylemeden atma bindi. Böyle millerce yol aldılar; hava sıcaktı, güneş çok yakıyordu ve kız yeniden susadı. O sırada bir dere kenarına vardılar. Prenses nedimesine seslenerek: "Atından in, altın maşrapamla bana su ver" dedi. Kadının daha önce söylediği küstahça sözleri unutmuştu bile.

Ama nedime daha da küstahlaşmıştı. "Sen kendin iç, ben senin hizmetçin değilim" dedi.

Çok susayan genç kız atından inerek akarsudan içerken ağlıyordu; ağzından Yarabbi!" sözü çıkar çıkmaz kan damlaları yine:

Annen bunu bilmiş olsa,
Yüreği sızlar geç de olsa!

diye cevap verdi. Kız su içerken fazla eğilince, üç damla kanlı mendilini düşürüverdi ve mendil suya kapılarak onun korkulu bakışları altında gözden kayboldu. Kızcağız kendini o kadar zayıf ve güçsüz hissetti ki!

Falada adındaki atına binecekken nedimesi, "Falada benim artık, sen şu katıra bin" dedi. Kız ister istemez buna da göz yumdu.

Bu kez nedime sert bir sesle ona elbiselerini çıkartıp yerine kendi eski elbiselerini giymesini emretti. O kadar ileri gitti ki, şu açık havada, kralın sarayında hiç kimseye bu olanlardan bahsetmeyeceğine dair ona yemin ettirdi; yoksa onu öldürecekti!

Ama Falada bunları duydu ve ayağını denk tuttu. Neyse, nedime Falada'ya bindi, gerçek gelin de katıra ve yola koyuldular, sonunda kralın sarayına vardılar. Sevinçle karşılandılar; prens onlara doğru gelerek önce nedimeyi attan indirdi, çünkü onu prenses sanmıştı. Gerçek prenses ise orada öylece kalıverdi. Bu sırada yaşlı kral pencereden bakıyordu; avludaki kızı gördü: ne kadar zarif ve ne kadar güzeldi! Sonra tahtına geçti ve nedimeye avludaki kızın kim olduğunu sordu.

"Onu yolda gelirken yanıma aldım, canım sıkılmasın diye. Ona bir iş verin de boş durmasın bari" dedi nedime.

Ama ona göre bir iş aklına gelmediği içinyaşlı kral, "Bizim kazları güden bir oğlan var, ona yardım edebilir" dedi. Oğlanın adı Konrad'dı; gerçek gelin şimdi onun yardımcısı olacaktı!

Bir ara yabancı gelin prense, "Rica etsem, bana bir iyilikte bulunur musunuz?" diye sordu.

"Buyurun" dedi oğlan.

"Celladı çağırın da, buraya gelirken bindiğim atın kafasını uçursun, çünkü beni çok kızdırdı."

Aslında prensesle at arasındaki ilişkiyi fark etmişti ve bu yüzden hayvanın konuşmasından korkuyordu.

Neyse, infaz günü geldi. Sadık Falada ölecekti! Kız celladın eline para sıkıştırarak ondan bir ricada bulundu. Şöyle ki, şehrin koskocaman ve kapkara bir kapısı vardı. Sadece sabahları ve akşamları açılır ve kız kazları hep bu kapıdan geçirirdi. Falada'nın başını bu kapıya çakacaktı! Böylelikle kız onu sık sık görebilecekti.

Cellat sözünü tuttu ve hayvanın başını kestikten sonra onu kara kapıya çiviledi.

Ertesi sabah kız kapıdan geçerken ona şöyle seslendi:

Ah, Falada, şimdi orada asılısın.

At kafası hemen cevap verdi:

Ey prensesim, sen nasılsın?
Annen bunu bilmiş olsa,
Yüreği sızlar geç de olsa!

Kız hiçbir şey demeden kazları güderek şehir dışına çıkarttı. Sonra Konrad'la birlikte otlağa vardığında yere çökerek saçlarını açtı; bunlar altın gibiydi! Konrad bunu görünce hayran kaldı ve bir iki tel koparmak istedi. Ama kız şöyle söylendi:

Püfür püfür esen rüzgâr,
Uçur Konrad'ın şapkasını
Ver bana saçlarımı örüp
Başıma çelenk yapma şansını!

Derken şiddetli bir rüzgâr çıktı ve Konrad'ın şapkasını şehre doğru uçurdu; oğlan da arkasından koştu. Geri döndüğünde kız saçlarını tarayıp toplayıp başında bağlamıştı. Yani artık kimse onun saçının tek teline bile dokunamazdı.

Konrad öfkelendi ve onunla konuşmadı. Böylece kazları akşama kadar güttükten sonra eve döndüler.

Ertesi sabah kara kapıdan geçerken kız şöyle seslendi:

Ah, Falada, şimdi orada asılısın.

Falada cevap verdi:

Ey prensesim, sen nasılsın?
Annen bunu bilmiş olsa,
Yüreği sızlar geç de olsa!

Kız otlağa vardığında yine yere oturarak saçlarını taramaya başladı. Konrad yine birkaç tel saç koparmaya çalıştıysa da kız hemen şöyle dedi:

Püfür püfür esen rüzgâr,
Uçur Konrad'ın şapkasını,
Ver bana saçlarımı örüp
Başıma çelenk yapma şansını!

Aynı anda şiddetlenen rüzgâr oğlanın şapkasını uçurdu, o da peşinden koşmak zorunda kaldı. Geri döndüğünde kız saçlarını çoktan tarayıp toplamıştı. Yani oğlan yine tek bir tel saç koparamadı. Akşama kadar kaz gütmeyi sürdürdüler.

O akşam eve döner dönmez Konrad yaşlı kralın huzuruna çıkarak: "Ben bu kızla kaz gütmek istemiyorum artık" dedi.

"Niye ki?" diye sordu kral.

"Her gün beni kızdırıyor da ondan!"

Kral ona kızla aralarında neler geçtiğini iyice anlatmasını emretti. O zaman Konrad da şunları anlattı: Sabahları kara kapının altından geçerken oraya çivilenmiş bir at kafasınabakan kız,

Ah, Falada şimdi orada asılısın.

diyor. At da şöyle cevap veriyor:

Ey prensesim, sen nasılsın?
Annen bunu bilmiş olsa,
Yüreği sızlar geç de olsa!"

Ve sonra Konrad otlakta olanları, şapkasının nasıl uçtuğunu falan anlattı.

Kral ona ertesi gün yine kızla birlikte kazları gütmesini emretti ve kendisi gizlenerek kızın at kafasıyla olan konuşmasını izledi. Sonra tarlaya geçerek bir çalılık arkasına gizlendi ve kızın oğlanla birlikte nasıl kaz güttüğünü gördü. Bir süre sonra kız yere çökerek saçlarını açtı; bunlar altın sarısı gibiydi. Ve kız şöyle seslendi:

Püfür püfür esen rüzgâr,
Uçur Konrad'ın şapkasını!
Ver bana saçlarımı örüp
Başıma çelenk yapma şansını!

Aynı anda rüzgâr şiddetli eserek Konrad'ın şapkasını uçurdu, oğlan onun peşinceye kadar çok zaman geçti; kız da bu arada rahat rahat saçlarını tarayıp tepesinde toplayabildi. Kraltüm bunları kendi gözleriyle gördü. Sonra da belli etmeden saraya döndü. Akşam olup da kız da dönünce onu yanına çağırarak neden böyle davrandığını sordu.

Kız, "Bunu size söyleyemem; kimseye de açıkça şikâyette bulunamıyorum, çünkü bunun için yemin ettim. Yeminimi tutmazsam hayatımdan olacağım" dedi.

Kral iyice sordu, soruşturdu ve kıza baskı yaptıysa da onu konuşturamadı. Bunun üzerine, "Madem ki bana anlatamıyorsun, o zaman şu demir sobaya anlat derdini" diyerek oradan ayrıldı.

Kız sobanın başına geçerek derdini anlatmaya başladı, ağlaya ağlaya içini döktü.

"Burada tek başına, terk edilmiş durumdayım. O kötü kalpli nedime beni buraya zorla getirdi. Ve benim yerime geçerek evleneceğim adamı aldattı. Bana kaz güdücülük gibi pis bir iş yüklediler. Annem bunu bilmiş olsa, yüreği sızlar geç de olsa!"

O sırada kral kapının dışında duruyordu, ama kızın yakarışını dinlemişti.

Hemen prenseslere yakışacak giysiler getirterek kıza giydirtti; o anda sanki bir mucize gerçekleşti. Kız o kadar güzeldi ki!

Yaşlı kral oğlunu çağırtarak ona yanlış gelini seçtiğini anlattı. Onun seçtiği kız sadece bir nedimeydi; asıl gelin şu gördüğü kaz güdücü kızdı!

Oğlan buna aslında çok sevindi, çünkü onun güzelliğinden çok etkilenmişti.

En yakın eş dost, akraba ve tüm saray halkının davet edildiği büyük bir şenlik düzenlendi.

Tahtın bir yanında prens genç kızla nedimesinin arasında yer aldı. Nedimenin gözü kızı görmedi bile; onun aklı fikri muhteşem takılardaydı hep.

Güzelce yenilip içildikten sonra, herkes neşelenmişken yaşlı kral nedimeye bir bilmece sordu. Tüm olanları içeren bir hikâye uydurduktan sonra, "Böyle birini ne ceza verirdiniz?" diye sordu.

Sahte gelin, "Böylesini çırılçıplak iğneli fıçıya koyduktan sonra iki ata onu çektirerek, canı çıkıncaya kadar sokak sokak dolaştırmak gerekir" diye cevap verdi.

Bunun üzerine kral, "Bu, sen olacaksın! Kendi cezanı kendin vermiş oldun" dedi.

Hüküm uygulandıktan sonra prens gerçek eşine kavuştu ve her ikisi yıllar boyunca ülkelerini barış ve mutluluk içinde yaşattılar.




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