FRANÇAIS

Blanche-Rose et Rose-Rouge

ROMÂNĂ

Nalba si Rasura


Une veuve vivait dans une maison coquette avec ses deux filles qu'elle avait prénommées Blanche-Rose et Rose-Rouge parce qu'elles ressemblaient aux boutons des deux rosiers sauvages, l'un blanc, l'autre rouge, qui croissaient en son jardin.
Blanche-Rose et Rose-Rouge étaient des enfants bonnes, sages, travailleuses et vaillantes; elles s'aimaient de tout leur cœur. Quand Blanche-Rose murmurait: " Nous nous aimerons ," Rose-Rouge répondait: " Toute notre vie " et leur mère ajoutait: " Ce que l'une aura, elle le partagera avec l'autre ."

Ensemble, elles allaient au petit bois cueillir des fraises; les animaux de la forêt les connaissaient bien. Le lièvre venait en boule rouler à leurs pieds et grignoter la carotte qu'elles lui avaient apportées. Les cerfs les égayaient de leurs bondissements majestueux et les oiseaux, au faîte des arbres, pépiaient et chantaient à gorge déployée. Quand elles s'attardaient dans la forêt et que la nuit les surprenait, elles couchaient l'une contre l'autre sur la mousse odorante, et s'endormaient jusqu'au matin. Leur mère ne se faisait pas de souci car elle savait qu'elles ne risquaient rien.

Blanche-Rose et Rose-Rouge aimaient tant leur maison qu'elles la soignaient à longueur de journée. A la saison d'été, Rose-Rouge faisait le ménage et déposait tous les matins, avant que sa mère ne se réveillât, un bouquet de roses blanches et de roses rouges. A la saison d'hiver, c'était Blanche-Rose qui entretenait l'âtre où brillait la marmite de cuivre pendue à la crémaillère.

Or, un soir d'hiver:
- Blanche-Rose, va mettre le verrou, dit la maman.
Puis elles s'assit près de la cheminée, mit ses lunettes et commença un conte. Les fillettes écoutaient en filant. A leurs pieds, un mouton, la tête entre les pattes, se chauffait, et les colombes sur leur perchoir roucoulaient encore un peu avant de mettre la tête sous l'aile.

Tout à coup, on frappa à la porte.
- Va vite ouvrir, Rose-Rouge, dit la mère; un homme, peut-être, veut s'abriter.
Rose-Rouge tira le verrou, et un gros ours brun passa la tête dans l'entrebâillement de la porte. Rose-Rouge affolée, se jeta derrière le fauteuil de sa mère et Blanche-Rose se cacha derrière le lit. Le mouton était paralysé de terreur, et les colombes voletaient de tous les côtés.
- Que craignez-vous? Je ne veux de mal à personne, j'ai surtout si froid ...
- Viens, mon pauvre ours, dit la mère. Viens te coucher près du feu. Blanche-Rose et Rose-Rouge, sortez de vos cachettes, petites peureuses.

Les deux fillettes, tranquillisées, s'approchèrent. Le moutons et les colombes aussi ...
- Chères enfants, retirez-moi cette neige de ma fourrure.
Avec une brosse, elles lissèrent le pelage épais du gros ours brun qui s'étendit devant l'âtre en grognant de plaisir. Ayant perdu toute peur et toute timidité, elles s'amusèrent à l'envi avec leur nouvel ami. Il était lourd et pataud. Elles lui tiraient les poils, enfonçaient leurs petites mains dans la fourrure chaude comme un nid, ou bien, avec une baguette, le taquinaient. De temps en temps, lorsqu'elles allaient un peu trop fort et partaient d'un grand éclat de rire, il grognait:
- Blanche-Rose, Rose-Rouge, ne tuez pas votre fiancé.
L'heure du coucher sonna à la vieille horloge; les deux enfants s'en allèrent au lit sagement. La man dit à l'ours:
- Reste là si tu veux, près du feu. Il fait trop froid dehors.

A l'aurore, il s'en retourna dans les bois d'où il était venu. Les jours qui suivirent, ponctuellement, l'ours revint au logis. Les fillettes ne fermaient plus la porte avant qu'il ne fût revenu se coucher devant l'âtre où il jouait avec elles des heures durant.

Quand le printemps reverdit toutes les plantes, tous les arbres, l'ours dit adieu à ses amies pour aller vivre tout l'été dans la forêt.
- Mais pourquoi donc? s'étonna Blanche-Rose.
- Pour empêcher que les méchants nains ne volent mon trésor. L'hiver, la terre est gelée, les nains ne peuvent sortir des profondeurs de leurs grottes. Au printemps, le soleil réchauffe et dégèle le sol. Ils vont sortir, venir me piller, et ce qu'ils dérobent, on ne le retrouve jamais.
Blanche-Rose et Rose-Rouge se résignèrent à leur chagrin. En passant dans l'ouverture de la porte, l'ours accrocha au loquet un morceau de son pelage. Blanche-Rose crut voir briller sous la peau l'éclat de l'or, mais l'ours s'enfuit ...

Quelques semaines après, tandis que les fillettes allaient ramasser du petit bois dans la forêt, elles rencontrèrent, sur un arbre abattu, un nain tout ridé dont la longue barbe blanche était prise dans une fente. Il sautait de droite et de gauche sans pouvoir se tirer de ce mauvais pas.
- Pourquoi me regarder de la sorte? vous feriez mieux de m'aider, lança-t-il aux fillettes.
- Que fais-tu là? répliqua Rose-Rouge.
- Sotte que tu es! Curieuse! En coupant du bois en très petits morceaux, j'ai coincé ma belle barbe. Me voilà bien pris! Je ne peux plus m'en aller! Cela vous fait rire, visages de cire! Fi donc! Comme vous êtes vilaines!
- Je cours chercher de l'aide, s'exclama Rose-Rouge.
- Tête de linotte! grogna le nain. N'êtes-vous pas assez grandes pour me tirer de là?
- Prenez patience, dit Blanche-Rose en fouillant dans ses poches.
Elle exhiba une paire de ciseaux et se mit à couper le bout de la barbe.
A peine libéré, le nain prit le sac caché entre les racines de l'arbre et ronchonna:
- Qu'elles sont stupides! Avoir coupé ma si belle barbe!
Il jeta le sac sur ses épaules et s'en alla sans un mot de remerciement.

A quelque temps de là, les deux fillettes voulurent pêcher des poissons. Elles allaient s'installer près du ruisseau, quand, sur la rive, elles aperçurent, qui sautait dans tous les sens, une sorte de grosse sauterelle. En s'approchant, elles reconnurent le nain. Rose-Rouge, étonnée le questionna:
- Veux-tu sauter dans le ruisseau?
- Sotte, je ne suis pas si bête. Mais voyez ce poisson de malheur ...
Le nain en pêchant avait pris sa barbe dans la ligne; un poisson énorme pris l'hameçon allait entraîner la faible créature qui n'avait pas la force suffisante pour se tirer d'affaire. Il se cramponnait à toutes le tiges, à tous les brins d'osier, mais il ne pouvait plus lutter. Barbe et fil étaient si entremêlés que la seule solution était de couper un peu plus la belle barbe blanche. Libéré, le nain s'écria:
- Mes pauvres filles, vous êtes toujours aussi sottes et laides; me voilà dans un bel état!
Puis, ramassant un sac de perles fines dissimulé dans les roseaux, il disparut derrière une pierre.

Quelques jours passèrent. La maman eut besoin de fil, d'aiguilles, de dentelles et de rubans; elle envoya ses filles à la ville, chez la mercière. Le chemin qu'elles devaient prendre passait par une clairière semée de rochers. Comme elles l'atteignaient, les fillettes virent dans le ciel un grand oiseau qui tournoyait lentement, dans un long vol plané. Soudain, il s'abattit sur le sol. Elles entendirent un cri de douleur.
S'étant approchées, elles reconnurent avec effroi leur vieille rencontre, le nain, qu'un aigle avait saisir dans ses serres et allait emporter. Courageusement, les deux enfants se saisirent d'un bâton et se précipitèrent à son secours. Elles se battirent tant et tant pour arracher le petit homme aux serres de l'oiseau qu'à la fin, elles vainquirent.
Tout juste remis de sa peur, le nain glapit:
- Vous avez déchiré mon bel habit. Vous êtes toujours aussi sottes et maladroites, et toujours aussi laides, tout juste bonnes pour aller au diable!
Chargeant alors sur son dos un sac de pierres précieuses qui se trouvait derrière un gros rocher, il se faufila dans une crevasse ouverte dans le sol.Les fillettes, habituées à cette ingratitude, ne s'émurent pas outre mesure, et continuèrent leur chemin jusqu'à la ville.

Le soir, en revenant, elles prirent le même sentier qu'au matin; elles surprirent le nain en contemplation devant les pierres précieuses qu'il avait vidées de son sac et qui éclataient de mille feux aux lueurs du couchant. Emerveillées, elles s'arrêtèrent:
-Vous ne savez que bayer aux corneilles, décidément! jeta le nain, tout rouge. Partez d'ici!
Et, tandis qu'il criait sa colère, un grand ours brun sortit pesamment des buissons.
Le nain, fou de terreur, fit un saut en arrière en hurlant:
- Monsieur l'ours, laissez-moi la vie; je vous donne toutes ces pierres précieuses. Je suis tout petit, si chétif. Voyez ces deux fillettes, grasses comme des oies. Elles feront bien mieux votre affaire.

D'un seul coup de patte, sans autre forme de procès, l'ours supprima le méchant nain pour toujours. Les deux sœurs affolées allaient s'enfuir quand l'ours murmura:
- Blanche-Rose, Rose-Rouge, je suis votre ami.
Au son de cette voix connue et aimée, les fillettes se retournèrent. Quel étrange spectacle! La peau de l'ours tombait lentement et, sur le pelage qui faisait un tapis, se dressait un bel homme tout d'or vêtu.
-Je suis fils de roi, expliqua-t-il. Ce maudit nain m'a jeté un sort en volant mes trésors. J'étais condamné à courir les bois sous la forme d'un ours sauvage jusqu'à ce que sa mort me délivrât. Il a reçu le châtiment qu'il méritait ...

Blanche-Rose épousa le prince et Rose-Rouge, le frère du prince. Ils partagèrent l'immense trésor que le nain avait amassé et vécurent ainsi dans l'opulence. Leur maman devenue vieille, fut invitée à venir vivre au milieu de ses enfants et petits-enfants. On transplanta dans le jardin du palais royal les deux rosiers qui avaient vu grandir les fillettes et ils donnèrent des roses plus belles d'année en année.
A fost odata o vaduva saraca, si vaduva asta isi ducea zilele intr-o coliba singuratica, departe de picior omenesc. Si-n fata cascioarei avea o gradinita in care cresteau doua tufe de trandafiri. Una din tufe dadea trandafiri albi ca neaua, iar cealalta rosii ca singele. Si mai avea vaduva doua fetite, aidoma tufelor de trandafiri. Si una se chema Nalba, iar cealalta Rasura.
Amindoua fetitele erau atit de harnice, de bune la suflet si de inimoase, ca nu cred sa se mai fi gasit sub soare asemenea odrasle. Dar vezi ca Nalba era mai blinda si mai domoala din fire decat Rasura. Zgitia asta de soru-sa nu-si gasea astimpar cit era ziulica de mare si tot alerga de colo-colo prin poiene si pe cimpii, culegind flori si prinzind pasarele. In ast timp insa, Nalba sedea acasa, langa maica-sa, si-i ajuta la treburile casei. Ba, citeodata, cand terminau de gospodarit, fata lua cite o carte si incepea sa-i citeasca din ea, pana ce-o prindea somnul.
Si atit de mult se iubeau cele doua copile, ca nici cand se preumblau nu se departau una de alta, ci mergeau tot timpul tinindu-se de mina, de parca le-ar fi fost teama c-o sa se piarda. Iar cand Nalba zicea cu hotarire:
- Totdeauna sa fim impreuna si nimica sa nu ne desparta! Rasura pe loc raspundea:
- Toata viata, cit om trai!...
: Iar de se intimpla sa fie si maica lor pe-acolo, nu uita niciodata sa adauge:
- Si tot ce-o avea una, sa imparta cu cealalta! Acu , se intimpla deseori ca cele doua surioare sa colinde singure prin padure dupa fragi si dupa zmeura, da vezi ca nici o jivina nu se incumeta sa le casuneze vreun rau, ci se apropiau de ele cu prietenie. Iepurasii se opreau din drum si prindeau sa rontaie din mina lor frunze de varza ori morcovi, in timp ce caprioara pasea linistita, privindu-le gales. Iar cerbul cel sprinten trecea pe langa ele ca vintul, sarind plin de voiosie... Padurea toata parea ca le intimpina in alai cu pasarelele de pe ramuri, care-si inaltau in vazduh toate cintecele, de parca ar fi fost o intrecere... Nici o napasta nu le ame¬ninta si de se intimpla citeodata sa intirzie prin padure si sa le prinda noaptea departe de casa, se culcau una langa alta, de pareau ingemanate, pe-o movilita de muschi, si dormeau duse pana se iveau zorii diminetii. Mama fetelor stia acest lucru si nu se ingrijora defel daca nu veneau in cite o noapte acasa.
Si ce crezi, pe cand se aflau odata in padure, in revar¬satul zorilor, si-si intindeau madularele, ca abia se tre¬zisera, numai ce zarira langa culcusul lor o minunatie de copil intr-o rochita alba, argintie, care stralucea de-ti lua ochii. Dupa ce s-a sculat, pruncul a catat la ele prie¬tenos si, fara sa zica o vorba, s-a mistuit in padure. Si cand cele doua surori privira imprejur, inghetara de spaima. Si cum n-ar fi ramas impietrite, cand chiar langa picioarele lor se casca o prapastie adinca, in care fara indoiala c-ar fi cazut, de-ar mai fi inaintat prin intuneric doar citiva pasi...
Cind ajunsera acasa, ele povestira mamei ce li se intimplase, si maica lor le astimpara curiozitatea, spunindu-le ca trebuie sa fi fost vreun duh al padurii care ii fereste de primejdii pe copiii cei buni.
Nalba si Rasura tineau casuta curata ca un pahar, de-ti era mai mare dragul sa privesti inauntru. Cit dura vara, toata gospodaria casei o facea Rasura, si-n fiece dimineata, mai inainte de a se trezi maica lor, fata avea grija sa-i puna pe pat un buchet de flori. Si-n buchet nu lipsea niciodata cite-un trandafir din fiecare tufa. Iar de veneau zilele cu ninsori si vifornite, Nalba aprin¬dea focul si atirna ceaunul cu fiertura deasupra vetrei. Si de curat ce era, ceaunul de alama stralucea de-ti parea ca-i de aur!...

In serile cand cadea zapada, de inalbea totul in padure, mama prindea sa-i spuna Nalbei:
- Ia du-te de pune zavorul la usa!
Apoi se cuibareau tustrele langa foc si, punindu-si ochelarii, mama incepea sa le citeasca dintr-o carte groasa. Copilele sorbeau cu nesat fiecare vorba, si-n timpul asta degetele nu le stateau nici o clipa. Si Hna din caier se subtia tot mai mult, iar pe fus, firul sporea vazind cu ochii. Si de fiecare data la picioarele fetelor se tolanea un mielut, iar in spatele vetrei, pe-o varguta, o porumbita alba isi ascundea capul in aripi, picotind de somn.
Si intr-o seara, cum stateau ele asa si se incalzeau la dogoarea focului, numai ce se auzi o bataie in usa, de parca cineva ar fi vrut sa intre inauntru. Si-atunci mama se grabi sa-i zica Rasurei:
- Ia du-te repede de deschide, c-o fi vreun drumet ce cauta adapost!
Fata nu se lasa rugata, si din doi pasi fu la usa, de trase zavorul, gindind ca trebuie sa fie vreun biet sarman pe care l-a prins noaptea in padure. Da cand colo, dadu cu ochii de-un urs! Si fiara era indrazneata, nu gluma, ca-si si viri pe usa scafirlia cea groasa si intunecata. Rasura prinse a striga inspaimintata si se trase inapoi, ferindu-se din calea fiarei. Mielul behai jalnic, porumbita zburataci prin odaie, ca alungata, iar Nalba fugi de se ascunse sub patul mamei.
Dar vezi ca ursul nu se repezi sa le insface, ci incepu a glasui ca oamenii: - Nu va fie teama, ca nu va fac nici un rau! sunt pe jumatate inghetat, si v-as ruga sa ma ingaduiti oleaca sa-mi incalzesc madularele aici, la voi!
- Da, cum sa nu! raspunse mama fetelor, cu mila-n glas. Bietul de tine, ia asaza-te ici, langa foc, sa te prinda caldura!... Da ai grija, sa nu-ti pirlesti blana!... Apoi striga: Nalba, Rasuro, ia apropiati-va, fetelor, ca e un urs de treaba si nu va face nimic!...
Daca auzira asta, fetele se apropiara de urs, si, incet-incet, mielutul si porumbita indraznira a iesi de prin cotloanele unde se ascunsesera, ca le trecuse teama.
Ursul cata la copii cu blindete, si de asta data li se adresa numai lor:
- Ia scuturati-mi putintel zapada din blana!... Cele doua fete se grabira sa aduca matura, si-i curatara
asa de bine cojocul, ca nu mai ramase nici un fulg de omat. Si odata se intinse ursul langa foc si incepu sa mormaie multumit, ca acu se simtea si el bine, sara¬cutul!... Se scurse asa vremea, dar nu prea multisor, si fetelor le trecu sfiala, ba chiar incepura sa glumeasca cu musafirul lor cel greoi. Si, ale naibii zgitii, ba ii ciufuleau blana, ba dadeau sa-l incalece, si nu incetau nici o clipa hirjoneala, tavalindu-l cand pe-o parte, cand pe alta.
Iar intr-un sfirsit, apucara o nuielusa de alun si ince¬pura a-l croi zdravan.
Si de cite ori mormaia ursul, izbucneau in ris. Da vezi ca ursul se lasa cu placere hirjonit, si doar din cand in cand, cand se intreceau cu masura, prindea sa le strige:
- Valeu, copilasi, da stati oleaca, sa-mi trag sufletul, ca nu mai pot!

Hei, mai cu masura,
Nalba si Rasura!...
Sau vreti sa piara
ursitul - sa moara?!...

Veni si vremea culcarii, si-n timp ce fetele se virira in asternut, mama ii grai ursului:
- Pe cuptor ai loc berechet si te poti odihni in voie, cit poftesti! Ca aici esti aparat si de frig, si de vreme rea...
De indata ce incepu sa se lumineze de ziua, copiii ii deschisera usa si ursul o porni prin zapada, spre padure. Si de atunci incoace, in fiecare seara, la ora potrivita, se si infiinta langa foc si, culcindu-se langa vatra, ii lasa pe copii sa se joace cu el, cit le era voia. Si atit de mult se obisnuisera Nalba si Rasura cu oaspetele lor, ca nici nu mai zavorau usa pana ce nu venea si prietenul lot cel cafeniu.
Sosira si zilele primaverii, si-ntr-o dimineata, cand toata padurea capatase strai verde, ursul ii grai Nalbei:
- Acu trebuie sa plec si cit o tine vara n-o sa ma mai pot intoarce pe-aci.
- Da unde te duci, draga ursule? vru sa afle Nalba.
- in padure, fata mea, ca trebuie sa-mi pazesc co¬morile sa nu mi le gabjeasca piticii cei rai. Iarna, cand pamintul e inghetat bocna, n-au cum iesi afara din hru¬bele lor de sub pamint. Dar acu , cand razele soarelui au dezghetat pamintul si l-au incalzit, isi croiesc cu totii drum si ies la lumina ca sa ia cu japca tot ce le cade-n mina. Si afla ca tot ce ajunge in vagaunile lor pierdut e pentru totdeauna!...
Despartirea o mihni pe fata din cale-afara, dar vezi ca nu vru sa arate fata de el cit ii era inima de grea, ca multa vreme n-aveau sa se mai vada.
Cind Nalba trase zavorul si ursul se strecura afara, nu stiu cum se-ntimpla ca o bucata de piele se rupse si ramase agatata de-un cirlig al usii. Si chiar in aceeasi clipa, Nalbei i se paru ca vede sticlind ceva auriu. Dar nu ramase pe deplin sigura de ceea ce vazuse si mereu gindea ca poate o inselasera ochii. In ast timp, ursul o lua grabit la picior si curind disparu printre copaci. Dupa o bucata de vreme, mama isi trimise copiii in padure, sa adune vreascuri. Si numai ce vazura intr-o poiana un ditamai copacul, rasturnat la pamint. Iar langa el parca zarira prin iarba o ginganie, topaind de colo-colo... Dar ce anume era, nu putura sa desluseasca pana ce nu fura foarte aproape. Si ceea ce li se paruse a fi o ginganie era, de fapt, un pitic! Un pitic batrin, cu obrajii vesteji si supti si cu o barba colilie, lunga de-un cot. Virful barbii i se prinsese intr-o crapatura de copac si princhidelul tot sarea incoace si-ncolo ca un catelus in lant si desi se dadea de ceasul mortii, nu stia in ce chip ar putea sa scape. Si cand le vazu pe fetite, incepu a se holba la ele cu ochii lui rosii ca focul si tipa de vuia padurea:
- Ce mai stati pironite acolo?!... Ia veniti degraba, de-mi dati o mina de ajutor!
- Da ce-ai patit, omuletule? vru sa afle Rasura.
- Ce te priveste pe tine, gisca proasta si iscoditoare! o repezi piticul. Da hai sa-ti spun... Am vrut sa spintec copacul de-l vezi, sa-mi fac niste surcele pentru la buca¬tarie, ca butucii astia grosi nu-mi sunt de nici un folos. Fac atita flacara, ca indata s-ar arde bruma de mancare de cita are nevoie sa se sature unul ca mine. Ca noi n-avem un burdihan ca al vostru, galigani iscoditori, sa inghitim atitea, si tot sa ne fie foame!... Si cum iti zi¬ceam, reusisem sa infig pana-n crapatura, si totul mergea cit se poate de bine, da afurisita asta de pana, cum n-avea pe ea nici un nod, odata a zbughit-o afara si butucul s-a strins la loc atit de repede, ca n-am mai avut timp cand sa-mi trag mindretea de barba alba, si-a ramas prinsa acolo!... Si-acu , uite, ma tot framint si ma zbat, da degeaba-s toate sfortarile mele, ca nu ma pot misca de aici, de parca-s tintuit!... Da ia te uita, eu le povestesc cum a fost, ca un om amarit ce sunt, si mucoasele astea, cu fetele lor spelbe si nesuferite, s-au pus pe ris, de parca-i comedie!... Ajunga-va, uricioase ce sunteti, nu va mai hliziti atita la mine!...

Cele doua surori isi dadura toata osteneala, dar, oricit incercara ele, nu izbutira sa-i traga afara barba, de parca era intepenita in butuc.
- Las ca dau eu o fuga si chem niste oameni, ca alt¬fel nu-i chip, zise intr-un sfirsit Rasura.
- Ian auzi-o ce a mai clocit in minte! cirii piticul, c-un glas ascutit. Natingelor, nebune ce sunteti, pai nu-mi sunteti prea destule numai voi doua? Altceva mai bun nu v-a putut trece prin capetele alea seci?...
- Da ai rabdare, mosnegutule, cauta sa-l linisteasca Nalba, c-o sa gasim noi un mijloc sa te scapam de la ananghie!...
Nici nu-si sfirsi bine vorbele, ca si scoase din buzunar o forfecuta si, harst! ii taie virful barbii. Cum se simti liber, piticul se si repezi la un sac plin cu aur, care statea ascuns intre radacinile rasfirate ale copacului, si prinse a bombani:
- Ce fapturi fara pic de inima! Auzi, sa-mi sluteasca mindretea de barba! Sa va fie de nas cum m-ati ajutat!...
Dupa ce sfirsi de zis asta, isi salta sacul in spinare si se duse pe aci, incolo, fara sa le arunce macar o privire.
Se scurse asa vremea si intr-o buna zi, cum li se facuse pofta de niste peste, Nalba si Rasura o pornira la pescuit, ca gindeau c-or avea atita noroc sa aduca acasa macar citiva obleti, pentru o ciorba sau o saramurica. In timp ce se apropiau ele de piriu, numai ce zarira un soi de lacusta - sau cine stie ce alta vietate, ca nu se des¬lusea bine ce-o fi - care se indrepta, topaind, spre malul apei. Fetele isi grabira pasul si, mai mergand, mai fugind, dadura ochii cu cine credeti? Cu piticul din padure!...A FOST ODATA O VADUVA SARMANA, si vaduva asta isi ducea zilele intr-o coliba singuratica, departe de picior omenesc. Si-n fata cascioarei avea o gradinita in care cresteau doua tufe de trandafiri. Una din tufe dadea trandafiri albi ca neaua, iar cealalta rosii ca singele. Si mai avea vaduva doua fetite, aidoma tufelor de tranda¬firi. Si una se chema Nalba, iar cealalta Rasura.
Amindoua fetitele erau atit de harnice, de bune la suflet si de inimoase, ca nu cred sa se mai fi gasit sub soare asemenea odrasle. Dar vezi ca Nalba era mai blinda si mai domoala din fire decat Rasura. Zgitia asta de soru-sa nu-si gasea astimpar cit era ziulica de mare si tot alerga de colo-colo prin poiene si pe cimpii, culegind flori si prinzind pasarele. In ast timp insa, Nalba sedea acasa, langa maica-sa, si-i ajuta la treburile casei. Ba, citeodata, cand terminau de gospodarit, fata lua cite o carte si incepea sa-i citeasca din ea, pana ce-o prindea somnul.
Si atit de mult se iubeau cele doua copile, ca nici cand se preumblau nu se departau una de alta, ci mergeau tot timpul tinindu-se de mina, de parca le-ar fi fost teama c-o sa se piarda. Iar cand Nalba zicea cu hotarire:
- Totdeauna sa fim impreuna si nimica sa nu ne desparta! Rasura pe loc raspundea:
- Toata viata, cit om trai!...
: Iar de se intimpla sa fie si maica lor pe-acolo, nu uita niciodata sa adauge:
- Si tot ce-o avea una, sa imparta cu cealalta! Acu , se intimpla deseori ca cele doua surioare sa colinde singure prin padure dupa fragi si dupa zmeura, da vezi ca nici o jivina nu se incumeta sa le casuneze vreun rau, ci se apropiau de ele cu prietenie. Iepurasii se opreau din drum si prindeau sa rontaie din mina lor frunze de varza ori morcovi, in timp ce caprioara pasea linistita, privindu-le gales. Iar cerbul cel sprinten trecea pe langa ele ca vintul, sarind plin de voiosie... Padurea toata parea ca le intimpina in alai cu pasarelele de pe ramuri, care-si inaltau in vazduh toate cintecele, de parca ar fi fost o intrecere... Nici o napasta nu le ame¬ninta si de se intimpla citeodata sa intirzie prin padure si sa le prinda noaptea departe de casa, se culcau una langa alta, de pareau ingemanate, pe-o movilita de muschi, si dormeau duse pana se iveau zorii diminetii. Mama fetelor stia acest lucru si nu se ingrijora defel daca nu veneau in cite o noapte acasa.
Si ce crezi, pe cand se aflau odata in padure, in revar¬satul zorilor, si-si intindeau madularele, ca abia se tre¬zisera, numai ce zarira langa culcusul lor o minunatie de copil intr-o rochita alba, argintie, care stralucea de-ti lua ochii. Dupa ce s-a sculat, pruncul a catat la ele prie¬tenos si, fara sa zica o vorba, s-a mistuit in padure. Si cand cele doua surori privira imprejur, inghetara de spaima. Si cum n-ar fi ramas impietrite, cand chiar langa picioarele lor se casca o prapastie adinca, in care fara indoiala c-ar fi cazut, de-ar mai fi inaintat prin intuneric doar citiva pasi...
Cind ajunsera acasa, ele povestira mamei ce li se intimplase, si maica lor le astimpara curiozitatea, spunindu-le ca trebuie sa fi fost vreun duh al padurii care ii fereste de primejdii pe copiii cei buni.
Nalba si Rasura tineau casuta curata ca un pahar, de-ti era mai mare dragul sa privesti inauntru. Cit dura vara, toata gospodaria casei o facea Rasura, si-n fiece dimineata, mai inainte de a se trezi maica lor, fata avea grija sa-i puna pe pat un buchet de flori. Si-n buchet nu lipsea niciodata cite-un trandafir din fiecare tufa. Iar de veneau zilele cu ninsori si vifornite, Nalba aprin¬dea focul si atirna ceaunul cu fiertura deasupra vetrei. Si de curat ce era, ceaunul de alama stralucea de-ti parea ca-i de aur!...

In serile cand cadea zapada, de inalbea totul in padure, mama prindea sa-i spuna Nalbei:
- Ia du-te de pune zavorul la usa!
Apoi se cuibareau tustrele langa foc si, punindu-si ochelarii, mama incepea sa le citeasca dintr-o carte groasa. Copilele sorbeau cu nesat fiecare vorba, si-n timpul asta degetele nu le stateau nici o clipa. Si Hna din caier se subtia tot mai mult, iar pe fus, firul sporea vazind cu ochii. Si de fiecare data la picioarele fetelor se tolanea un mielut, iar in spatele vetrei, pe-o varguta, o porumbita alba isi ascundea capul in aripi, picotind de somn.
Si intr-o seara, cum stateau ele asa si se incalzeau la dogoarea focului, numai ce se auzi o bataie in usa, de parca cineva ar fi vrut sa intre inauntru. Si-atunci mama se grabi sa-i zica Rasurei:
- Ia du-te repede de deschide, c-o fi vreun drumet ce cauta adapost!
Fata nu se lasa rugata, si din doi pasi fu la usa, de trase zavorul, gindind ca trebuie sa fie vreun biet sarman pe care l-a prins noaptea in padure. Da cand colo, dadu cu ochii de-un urs! Si fiara era indrazneata, nu gluma, ca-si si viri pe usa scafirlia cea groasa si intunecata. Rasura prinse a striga inspaimintata si se trase inapoi, ferindu-se din calea fiarei. Mielul behai jalnic, porumbita zburataci prin odaie, ca alungata, iar Nalba fugi de se ascunse sub patul mamei.
Dar vezi ca ursul nu se repezi sa le insface, ci incepu a glasui ca oamenii: - Nu va fie teama, ca nu va fac nici un rau! sunt pe jumatate inghetat, si v-as ruga sa ma ingaduiti oleaca sa-mi incalzesc madularele aici, la voi!
- Da, cum sa nu! raspunse mama fetelor, cu mila-n glas. Bietul de tine, ia asaza-te ici, langa foc, sa te prinda caldura!... Da ai grija, sa nu-ti pirlesti blana!... Apoi striga: Nalba, Rasuro, ia apropiati-va, fetelor, ca e un urs de treaba si nu va face nimic!...
Daca auzira asta, fetele se apropiara de urs, si, incet-incet, mielutul si porumbita indraznira a iesi de prin cotloanele unde se ascunsesera, ca le trecuse teama.
Ursul cata la copii cu blindete, si de asta data li se adresa numai lor:
- Ia scuturati-mi putintel zapada din blana!... Cele doua fete se grabira sa aduca matura, si-i curatara
asa de bine cojocul, ca nu mai ramase nici un fulg de omat. Si odata se intinse ursul langa foc si incepu sa mormaie multumit, ca acu se simtea si el bine, sara¬cutul!... Se scurse asa vremea, dar nu prea multisor, si fetelor le trecu sfiala, ba chiar incepura sa glumeasca cu musafirul lor cel greoi. Si, ale naibii zgitii, ba ii ciufuleau blana, ba dadeau sa-l incalece, si nu incetau nici o clipa hirjoneala, tavalindu-l cand pe-o parte, cand pe alta.
Iar intr-un sfirsit, apucara o nuielusa de alun si ince¬pura a-l croi zdravan.
Si de cite ori mormaia ursul, izbucneau in ris. Da vezi ca ursul se lasa cu placere hirjonit, si doar din cand in cand, cand se intreceau cu masura, prindea sa le strige:
- Valeu, copilasi, da stati oleaca, sa-mi trag sufletul, ca nu mai pot!

Hei, mai cu masura,
Nalba si Rasura!...
Sau vreti sa piara
ursitul - sa moara?!...

Veni si vremea culcarii, si-n timp ce fetele se virira in asternut, mama ii grai ursului:
- Pe cuptor ai loc berechet si te poti odihni in voie, cit poftesti! Ca aici esti aparat si de frig, si de vreme rea...
De indata ce incepu sa se lumineze de ziua, copiii ii deschisera usa si ursul o porni prin zapada, spre padure. Si de atunci incoace, in fiecare seara, la ora potrivita, se si infiinta langa foc si, culcindu-se langa vatra, ii lasa pe copii sa se joace cu el, cit le era voia. Si atit de mult se obisnuisera Nalba si Rasura cu oaspetele lor, ca nici nu mai zavorau usa pana ce nu venea si prietenul lot cel cafeniu.
Sosira si zilele primaverii, si-ntr-o dimineata, cand toata padurea capatase strai verde, ursul ii grai Nalbei:
- Acu trebuie sa plec si cit o tine vara n-o sa ma mai pot intoarce pe-aci.
- Da unde te duci, draga ursule? vru sa afle Nalba.
- in padure, fata mea, ca trebuie sa-mi pazesc co¬morile sa nu mi le gabjeasca piticii cei rai. Iarna, cand pamintul e inghetat bocna, n-au cum iesi afara din hru¬bele lor de sub pamint. Dar acu , cand razele soarelui au dezghetat pamintul si l-au incalzit, isi croiesc cu totii drum si ies la lumina ca sa ia cu japca tot ce le cade-n mina. Si afla ca tot ce ajunge in vagaunile lor pierdut e pentru totdeauna!...
Despartirea o mihni pe fata din cale-afara, dar vezi ca nu vru sa arate fata de el cit ii era inima de grea, ca multa vreme n-aveau sa se mai vada.
Cind Nalba trase zavorul si ursul se strecura afara, nu stiu cum se-ntimpla ca o bucata de piele se rupse si ramase agatata de-un cirlig al usii. Si chiar in aceeasi clipa, Nalbei i se paru ca vede sticlind ceva auriu. Dar nu ramase pe deplin sigura de ceea ce vazuse si mereu gindea ca poate o inselasera ochii. In ast timp, ursul o lua grabit la picior si curind disparu printre copaci. Dupa o bucata de vreme, mama isi trimise copiii in padure, sa adune vreascuri. Si numai ce vazura intr-o poiana un ditamai copacul, rasturnat la pamint. Iar langa el parca zarira prin iarba o ginganie, topaind de colo-colo... Dar ce anume era, nu putura sa desluseasca pana ce nu fura foarte aproape. Si ceea ce li se paruse a fi o ginganie era, de fapt, un pitic! Un pitic batrin, cu obrajii vesteji si supti si cu o barba colilie, lunga de-un cot. Virful barbii i se prinsese intr-o crapatura de copac si princhidelul tot sarea incoace si-ncolo ca un catelus in lant si desi se dadea de ceasul mortii, nu stia in ce chip ar putea sa scape. Si cand le vazu pe fetite, incepu a se holba la ele cu ochii lui rosii ca focul si tipa de vuia padurea:
- Ce mai stati pironite acolo?!... Ia veniti degraba, de-mi dati o mina de ajutor!
- Da ce-ai patit, omuletule? vru sa afle Rasura.
- Ce te priveste pe tine, gisca proasta si iscoditoare! o repezi piticul. Da hai sa-ti spun... Am vrut sa spintec copacul de-l vezi, sa-mi fac niste surcele pentru la buca¬tarie, ca butucii astia grosi nu-mi sunt de nici un folos. Fac atita flacara, ca indata s-ar arde bruma de mancare de cita are nevoie sa se sature unul ca mine. Ca noi n-avem un burdihan ca al vostru, galigani iscoditori, sa inghitim atitea, si tot sa ne fie foame!... Si cum iti zi¬ceam, reusisem sa infig pana-n crapatura, si totul mergea cit se poate de bine, da afurisita asta de pana, cum n-avea pe ea nici un nod, odata a zbughit-o afara si butucul s-a strins la loc atit de repede, ca n-am mai avut timp cand sa-mi trag mindretea de barba alba, si-a ramas prinsa acolo!... Si-acu , uite, ma tot framint si ma zbat, da degeaba-s toate sfortarile mele, ca nu ma pot misca de aici, de parca-s tintuit!... Da ia te uita, eu le povestesc cum a fost, ca un om amarit ce sunt, si mucoasele astea, cu fetele lor spelbe si nesuferite, s-au pus pe ris, de parca-i comedie!... Ajunga-va, uricioase ce sunteti, nu va mai hliziti atita la mine!...
Cele doua surori isi dadura toata osteneala, dar, oricit incercara ele, nu izbutira sa-i traga afara barba, de parca era intepenita in butuc.
- Las ca dau eu o fuga si chem niste oameni, ca alt¬fel nu-i chip, zise intr-un sfirsit Rasura.
- Ian auzi-o ce a mai clocit in minte! cirii piticul, c-un glas ascutit. Natingelor, nebune ce sunteti, pai nu-mi sunteti prea destule numai voi doua? Altceva mai bun nu v-a putut trece prin capetele alea seci?...
- Da ai rabdare, mosnegutule, cauta sa-l linisteasca Nalba, c-o sa gasim noi un mijloc sa te scapam de la ananghie!...
Nici nu-si sfirsi bine vorbele, ca si scoase din buzunar o forfecuta si, harst! ii taie virful barbii. Cum se simti liber, piticul se si repezi la un sac plin cu aur, care statea ascuns intre radacinile rasfirate ale copacului, si prinse a bombani:
- Ce fapturi fara pic de inima! Auzi, sa-mi sluteasca mindretea de barba! Sa va fie de nas cum m-ati ajutat!...
Dupa ce sfirsi de zis asta, isi salta sacul in spinare si se duse pe aci, incolo, fara sa le arunce macar o privire.
Se scurse asa vremea si intr-o buna zi, cum li se facuse pofta de niste peste, Nalba si Rasura o pornira la pescuit, ca gindeau c-or avea atita noroc sa aduca acasa macar citiva obleti, pentru o ciorba sau o saramurica. In timp ce se apropiau ele de piriu, numai ce zarira un soi de lacusta - sau cine stie ce alta vietate, ca nu se des¬lusea bine ce-o fi - care se indrepta, topaind, spre malul apei. Fetele isi grabira pasul si, mai mergand, mai fugind, dadura ochii cu cine credeti? Cu piticul din padure!...
- Unde mergi asa orbeste, prinse a-l intreba Rasura, ca doar n-oi vrea sa cazi in apa?!...
- Chiar atit de nating ma socoti?!... tipa piticul la ea. Nu vezi ca un peste vrajit ma trage de zor spre apa si ca ma straduiesc din rasputeri sa nu ma duca cu el la fund?!
Vezi ca piticul se asezase mai devreme pe mal, ca sa pescuiasca si el ceva. Dar cum batea un pirdalnic de vint dinspre apa, nu stiu cum facu de-si incurca barba in undita. Si tocmai in clipa aceea, ca un facut, se prinse-n cirlig un peste zdravan, care se tot zbatea sa scape. Dadu piticul sa-l scoata afara din apa, dar cum era tare slabanog, nici pomeneala sa-l poata scoate, ca pestele era mai puternic decat prichindelul nostru, si acu il tragea el spre fund... In zadar se agata, bietul, de buruieni sau de trestii, ca pestele il smucea mereu dintr-o parte intr-alta. Si-n fiecare clipa se afla in primejdie de a cadea in apa...
Fetele picasera tocmai la tanc si-n scurta vreme reu¬sira sa-i vina pestelui de hac. Dar nu la fel de usor fu sa-i descurce piticului barba, ca firele de par se impletisera cu ata unditei, de nu mai stiai cum sa le dai de capat. Nu le mai raminea altceva decat sa scoata iar forfecuta si sa-i taie din nou o bucatica de barba.
- Ce fel de purtari sunt astea, salbaticelor?!... prinse a se rasti piticul la fete, cand simti forfecuta taindu-i barba. Da cine va da dreptul sa ma schimonositi ast¬fel?!... Nu va ajunge ca mi-ati scurtat-o o data? Poftim, acu mi-au taiat din ea partea cea mai stufoasa, ca nici nu mai indraznesc sa apar in fata alor mei, asa pocit... Mai bine va pierdeati pingelele prin alte meleaguri, decat sa ne fi intilnit ca sa-mi dati asemenea ajutor!...
Apoi scoase dintre trestii un sac cu margaritare si, fara a mai zice un cuvint, tiri sacul dupa el si se facu nevazut dupa niste bolovani.
Si se-ntimpla ca-n scurta vreme dupa cele ce vi le-am povestit, mama fetelor sa-si trimita odraslele la tirg, ca sa cumpere ata, ace, sireturi si niste panglici. Drumul pana acolo ducea peste o cimpie si pe cimpia asta parca semanase cineva, din loc in loc, niste bolovani uriasi... Si cum mergeau cele doua surori pe drum, numai ce zarira o pasare mare plutind in vazduh. Si pasarea se tot rotea pe deasupra lor, lasindu-se din ce in ce mai jos... Peste putin, zburatoarea se lasa pe un colt de stinca, nu departe de locul unde se aflau ele. Si numai ce auzira un tipat patrunzator si jalnic. Fetele alergara intr-acolo si vazura cu spaima cum un vultur insfacase in cioc pe vechea lor cunostinta, piticul, si tocmai se pregatea sa zboare cu el spre cuib, ca sa-l manince in voie. Si li se facu iarasi mila de soarta omuletului. Apoi, care mai de care il apucara pe omulet si atita trasera de el incoace si incolo, pana ce vulturul dadu drumul prazii din cioc. Dar ti-ai gasit ca piticul sa le multumeasca!... Dupa ce-si reveni din sperietura, se puse cu gura pe ele, de parca i-ar fi facut cel mai mare rau:
- N-ati putut sa umblati mai cu binisorul?! cirii el, cu glasu-i ascutit. Atita ati tras de hainuta, ca mi-ati facut-o ferfenita si e numai gauri, proastelor si neindemanati-celor ce sunteti!...
Apoi apuca un sac cu nestemate si, strecurindu-se sub un bolovan, intra in vagauna, unde-si avea salasul. Cele doua surori erau demult obisnuite cu nerecunostinta lui, asa ca nu se mai sinchisira citusi de putin si-si vazura mai departe de drum, indreptindu-se catre tirg unde aveau treaba.
Cumparara ele din tirg toate cite avusesera de adus acasa si, la inapoiere, cum trebuiau sa treaca tot prin cimpia aceea, dadura fara veste peste pitic... Pasamite, hapsinul isi desertase sacul cu pietre pretioase pe un locsor mai curat, socotind ca la acea ora n-avea cine sa treaca pe-acolo. Si-n timp ce el le vintura cu nesat, razele amurgului se rasfringeau in zeci de culori pe fetele luci¬toare ale nestematelor, ineit copiii se oprira in loc, pri-vindu-le cu ineintare.
- Ce stati de-mi cascati gura?! se rasti la ele piticul Si fata lui cenusie, plina de zbircituri, se rosi toata de furie. Si-ar mai fi continuat el sa le ocarasca in fel si chip, de nu s-ar fi auzit deodata un mormait puternic. Si nu¬mai ce se ivi din padure un urs negricios, care calca tropaind pe cele tapalige greoaie si late. Piticul sari in sus, inspaimintat de moarte, dar vezi ca, oricit cerca el, nu mai putu sa se strecoare in vagauna, fiindca ursul se si apropiase de locul acela.
Si atunci, cu inima infricosata, incepu sa strige cit il lua gura:
- Iubite domnule urs, fie-ti mila de mine si cruta-ma, si-o sa-ti dau in schimb toate nestematele de le vezi aici, si inca altele... Daruieste-mi, rogu-te, viata, si-o sa-ti pun la picioare toate comorile mele... Ce-ai cu mine, iubite domnule urs? Ce ti-am facut?!... Ca doar sunt un biet omulet prapadit... Si, la urma urmei, de-ar fi sa ma maninci, nici pentru o inghititura nu ti-as ajunge!... Ia priveste la pacatoasele astea de fete! Ce zici, n-ar fi o imbucatura buna, ca-s dolofane ca prepelitele cele tinere?!.... Inghite-le fara nici o grija, ca tot fac umbra pamintului degeaba!...
Dar vezi ca ursul nu lua in seama vorbele mieroase ale piticului si, dintr-o singura lovitura de laba, il culca la pamint de nu se mai vazu.
Cind vazura asta, fetitele o luara la goana intr-un suflet, si nici nu mai voira sa auda ce le tot striga ursul din urma. Dar vezi ca el nu se lasa si continua sa strige tot mai puternic:
- Nalbo, Rasura, eu sunt prietenul vostru din padure! Nu va temeti; asteptati-ma si pe mine, ca merg impre¬una cu voi!...
Abia atunci ii recunoscura fetele glasul si se oprira pe loc sa-l astepte. Si sa vezi minune, de cum se apropie de ele, blana de urs ii cazu deodata si-n fata celor doua surori statea acum un flacau chipes, neasemuit de frumos, invesmintat in straie cu totul si cu totul de aur.
- sunt fecior de crai, le spuse el fetelor, si-am fost vrajit de acest pitic blestemat, care-mi furase toate comorile, sa ratacesc prin padure in chip de urs salbatic, pana cand oi dovedi sa-l rapun, ca sa fiu dezlegat de vraja. Da acu si-a primit pedeapsa binemeritata.
Acu dumneavoastra stiti ca Nalba ii cazuse draga inca de pe vremea cand era urs... Si se facu o nunta, de se duse pomina!... Iar Rasura il lua pe fratele lui de barbat. Si traira cu totii impreuna, si-si impartira frateste comorile ascunse de pitic in vagaunile lui. Desi se girbovise sub povara anilor, mama fetelor a mai trait ani indelungati laolalta cu ai sai, bucurindu-se in liniste de fericirea copiilor. Si nici de cele doua tufe de trandafiri n-a uitat. Le-a adus cu ea la palatul impa¬ratesc si le-a sadit in fata ferestrei unde sedea. Si tufele cresteau in fiecare an parca tot mai imbelsugat si dadeau cei mai frumosi trandafiri din citi s-au vazut vreodata sub soare. Si unii erau albi ca neaua, iar ceilalti rosii ca singele.
- Unde mergi asa orbeste, prinse a-l intreba Rasura, ca doar n-oi vrea sa cazi in apa?!...
- Chiar atit de nating ma socoti?!... tipa piticul la ea. Nu vezi ca un peste vrajit ma trage de zor spre apa si ca ma straduiesc din rasputeri sa nu ma duca cu el la fund?!
Vezi ca piticul se asezase mai devreme pe mal, ca sa pescuiasca si el ceva. Dar cum batea un pirdalnic de vint dinspre apa, nu stiu cum facu de-si incurca barba in undita. Si tocmai in clipa aceea, ca un facut, se prinse-n cirlig un peste zdravan, care se tot zbatea sa scape. Dadu piticul sa-l scoata afara din apa, dar cum era tare slabanog, nici pomeneala sa-l poata scoate, ca pestele era mai puternic decat prichindelul nostru, si acu il tragea el spre fund... In zadar se agata, bietul, de buruieni sau de trestii, ca pestele il smucea mereu dintr-o parte intr-alta. Si-n fiecare clipa se afla in primejdie de a cadea in apa...
Fetele picasera tocmai la tanc si-n scurta vreme reu¬sira sa-i vina pestelui de hac. Dar nu la fel de usor fu sa-i descurce piticului barba, ca firele de par se impletisera cu ata unditei, de nu mai stiai cum sa le dai de capat. Nu le mai raminea altceva decat sa scoata iar forfecuta si sa-i taie din nou o bucatica de barba.
- Ce fel de purtari sunt astea, salbaticelor?!... prinse a se rasti piticul la fete, cand simti forfecuta taindu-i barba. Da cine va da dreptul sa ma schimonositi ast¬fel?!... Nu va ajunge ca mi-ati scurtat-o o data? Poftim, acu mi-au taiat din ea partea cea mai stufoasa, ca nici nu mai indraznesc sa apar in fata alor mei, asa pocit... Mai bine va pierdeati pingelele prin alte meleaguri, decat sa ne fi intilnit ca sa-mi dati asemenea ajutor!...
Apoi scoase dintre trestii un sac cu margaritare si, fara a mai zice un cuvint, tiri sacul dupa el si se facu nevazut dupa niste bolovani.
Si se-ntimpla ca-n scurta vreme dupa cele ce vi le-am povestit, mama fetelor sa-si trimita odraslele la tirg, ca sa cumpere ata, ace, sireturi si niste panglici. Drumul pana acolo ducea peste o cimpie si pe cimpia asta parca semanase cineva, din loc in loc, niste bolovani uriasi... Si cum mergeau cele doua surori pe drum, numai ce zarira o pasare mare plutind in vazduh. Si pasarea se tot rotea pe deasupra lor, lasindu-se din ce in ce mai jos... Peste putin, zburatoarea se lasa pe un colt de stinca, nu departe de locul unde se aflau ele. Si numai ce auzira un tipat patrunzator si jalnic. Fetele alergara intr-acolo si vazura cu spaima cum un vultur insfacase in cioc pe vechea lor cunostinta, piticul, si tocmai se pregatea sa zboare cu el spre cuib, ca sa-l manince in voie. Si li se facu iarasi mila de soarta omuletului. Apoi, care mai de care il apucara pe omulet si atita trasera de el incoace si incolo, pana ce vulturul dadu drumul prazii din cioc. Dar ti-ai gasit ca piticul sa le multumeasca!... Dupa ce-si reveni din sperietura, se puse cu gura pe ele, de parca i-ar fi facut cel mai mare rau:
- N-ati putut sa umblati mai cu binisorul?! cirii el, cu glasu-i ascutit. Atita ati tras de hainuta, ca mi-ati facut-o ferfenita si e numai gauri, proastelor si neindemanati-celor ce sunteti!...
Apoi apuca un sac cu nestemate si, strecurindu-se sub un bolovan, intra in vagauna, unde-si avea salasul. Cele doua surori erau demult obisnuite cu nerecunostinta lui, asa ca nu se mai sinchisira citusi de putin si-si vazura mai departe de drum, indreptindu-se catre tirg unde aveau treaba.
Cumparara ele din tirg toate cite avusesera de adus acasa si, la inapoiere, cum trebuiau sa treaca tot prin cimpia aceea, dadura fara veste peste pitic... Pasamite, hapsinul isi desertase sacul cu pietre pretioase pe un locsor mai curat, socotind ca la acea ora n-avea cine sa treaca pe-acolo. Si-n timp ce el le vintura cu nesat, razele amurgului se rasfringeau in zeci de culori pe fetele luci¬toare ale nestematelor, ineit copiii se oprira in loc, pri-vindu-le cu ineintare.
- Ce stati de-mi cascati gura?! se rasti la ele piticul Si fata lui cenusie, plina de zbircituri, se rosi toata de furie. Si-ar mai fi continuat el sa le ocarasca in fel si chip, de nu s-ar fi auzit deodata un mormait puternic. Si nu¬mai ce se ivi din padure un urs negricios, care calca tropaind pe cele tapalige greoaie si late. Piticul sari in sus, inspaimintat de moarte, dar vezi ca, oricit cerca el, nu mai putu sa se strecoare in vagauna, fiindca ursul se si apropiase de locul acela.
Si atunci, cu inima infricosata, incepu sa strige cit il lua gura:
- Iubite domnule urs, fie-ti mila de mine si cruta-ma, si-o sa-ti dau in schimb toate nestematele de le vezi aici, si inca altele... Daruieste-mi, rogu-te, viata, si-o sa-ti pun la picioare toate comorile mele... Ce-ai cu mine, iubite domnule urs? Ce ti-am facut?!... Ca doar sunt un biet omulet prapadit... Si, la urma urmei, de-ar fi sa ma maninci, nici pentru o inghititura nu ti-as ajunge!... Ia priveste la pacatoasele astea de fete! Ce zici, n-ar fi o imbucatura buna, ca-s dolofane ca prepelitele cele tinere?!.... Inghite-le fara nici o grija, ca tot fac umbra pamintului degeaba!...
Dar vezi ca ursul nu lua in seama vorbele mieroase ale piticului si, dintr-o singura lovitura de laba, il culca la pamint de nu se mai vazu.
Cind vazura asta, fetitele o luara la goana intr-un suflet, si nici nu mai voira sa auda ce le tot striga ursul din urma. Dar vezi ca el nu se lasa si continua sa strige tot mai puternic:
- Nalbo, Rasura, eu sunt prietenul vostru din padure! Nu va temeti; asteptati-ma si pe mine, ca merg impre¬una cu voi!...
Abia atunci ii recunoscura fetele glasul si se oprira pe loc sa-l astepte. Si sa vezi minune, de cum se apropie de ele, blana de urs ii cazu deodata si-n fata celor doua surori statea acum un flacau chipes, neasemuit de frumos, invesmintat in straie cu totul si cu totul de aur.
- Sunt fecior de crai, le spuse el fetelor, si-am fost vrajit de acest pitic blestemat, care-mi furase toate comorile, sa ratacesc prin padure in chip de urs salbatic, pana cand oi dovedi sa-l rapun, ca sa fiu dezlegat de vraja. Da acu si-a primit pedeapsa binemeritata.
Acu dumneavoastra stiti ca Nalba ii cazuse draga inca de pe vremea cand era urs... Si se facu o nunta, de se duse pomina!... Iar Rasura il lua pe fratele lui de barbat. Si traira cu totii impreuna, si-si impartira frateste comorile ascunse de pitic in vagaunile lui. Desi se girbovise sub povara anilor, mama fetelor a mai trait ani indelungati laolalta cu ai sai, bucurindu-se in liniste de fericirea copiilor. Si nici de cele doua tufe de trandafiri n-a uitat. Le-a adus cu ea la palatul impa¬ratesc si le-a sadit in fata ferestrei unde sedea. Si tufele cresteau in fiecare an parca tot mai imbelsugat si dadeau cei mai frumosi trandafiri din citi s-au vazut vreodata sub soare. Si unii erau albi ca neaua, iar ceilalti rosii ca singele.




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