FRANÇAIS

Le chasseur accompli

日本語

腕のいい狩人


Il était une fois un jeune gars qui avait appris le métier de serrurier et qui dit à son père qu'il avait à présent l'intention d'aller de par le monde pour faire ses preuves. « Très bien, je suis d'accord » répondit son père, et il lui donna un peu d'argent pour le voyage. Le garçon partit alors au hasard, à la recherche d'un travail. Au bout d'un certain temps, son métier de serrurier ne marcha plus aussi bien et ne fut plus à son goût, et il eut envie de se faire chasseur. Il rencontra alors, tandis qu'il poursuivait son tour, un chasseur vêtu d'un habit vert qui lui demanda d'où il venait et où il allait. Il était compagnon serrurier, lui répondit-il, mais le métier ne lui plaisait plus et il avait envie de devenir chasseur; n'accepterait-il pas de le prendre comme apprenti? « Mais oui, si tu veux venir avec moi. » Lejeune garçon le suivit donc, passa plusieurs années à son service et apprit l'art de chasser. Il voulut ensuite partir et continuer de faire ses preuves, et le chasseur ne lui donna pas d'autre salaire qu'un fusil, mais celui-ci avait la propriété suivante: lorsqu'on tirait avec, il ne manquait jamais sa cible. Le garçon partit donc et arriva dans une forêt si grande qu'il y marcha toute la journée sans parvenir à en sortir. Quand vint le soir, il grimpa dans un grand arbre pour se mettre à l'abri des bêtes sauvages. Vers minuit, il lui sembla voir luire, au loin, une petite lumière; il regarda dans sa direction à travers les branches afin de bien retenir où elle se trouvait. Mais il jeta tout d'abord son chapeau à terre, dans la direction d'où venait la lumière pour marcher vers lui une fois qu'il serait en bas: cela lui servirait de repère. Il descendit ensuite de l'arbre, marcha vers son chapeau, le remit sur sa tête et continua de marcher tout droit. Plus il avançait, plus la lumière grossissait, et quand il arriva tout près, il vit que c'était un énorme feu autour duquel étaient assis trois géants qui faisaient rôtir un bœuf à la broche. « Il faut tout de même que je goûte si la viande est prête », dit l'un d'eux; il arracha un morceau de viande et s'apprêtait à le mettre dans sa bouche, mais le chasseur, d'un coup de fusil, le lui fit tomber des mains. « Eh, bien! voilà que le vent m'enlève le morceau de la main », dit le géant, en en prenant un autre. Mais alors qu'il s'apprêtait à y planter ses dents, le chasseur lui fit tomber le morceau des mains une nouvelle fois; le géant donna alors une gifle à celui qui était assis à côté de lui en criant, furieux:
- Pourquoi m'arraches-tu mon morceau des mains?
- Je ne te l'ai pas arraché; c'est certainement un bon tireur qui te l'aura fait tomber des mains d'un coup de fusil.
Le géant prit un troisième morceau, mais il ne parvint pas non plus à le garder dans ses mains: le chasseur le fit tomber d'un coup de fusil. « Ce doit être un bon tireur pour nous ôter ainsi le pain de la bouche. Quelqu'un de ce genre nous serait bien utile », dirent les géants, puis ils crièrent bien fort: « Viens par ici, bon tireur! Assieds-toi avec nous près du feu et mange à ta faim, nous ne te ferons aucun mal. Mais si tu ne viens pas et que nous venons te chercher par la force, tu es perdu. » Le garçon s'approcha d'eux et leur dit qu'il était un chasseur accompli et que ce qu'il visait avec son fusil, il le touchait de façon sûre et certaine. Les géants lui dirent alors que s'il venait avec eux, la vie lui serait douce, puis ils lui racontèrent qu'il y avait, à l'orée de la forêt, un grand cours d'eau de l'autre côté duquel se trouvait une tour, et que, dans cette tour, il y avait une belle fille de roi qu'ils avaient bien envie d'enlever.
- Oui, j'aurai tôt fait d'aller la chercher, dit le chasseur.
- Mais il y a encore autre chose, poursuivirent les géants. Il y a là-bas un petit chien qui se met à aboyer dès que quelqu'un approche, et aussitôt qu'il aboie, tout se réveille au château: c'est pour cette raison que nous n'arrivons pas à entrer. Aurais-tu l'audace de tuer ce petit chien d'un coup de fusil?
- Oui, répondit le chasseur; c'est un jeu d'enfant pour moi.
Il monta ensuite dans une barque et traversa le cours d'eau, et quand il fut près du rivage, le petit chien arriva en courant; il s'apprêtait à aboyer, mais le chasseur prit son fusil et l'abattit. En voyant cela, les géants se réjouirent, étant déjà certains de tenir la fille du roi, mais le chasseur voulut tout d'abord aller voir ce qu'il en était et leur dit de l'attendre dehors jusqu'à ce qu'il les appelle. Il entra ensuite dans le château: tout y était endormi et il régnait un silence tel qu'on aurait entendu une mouche voler. Quand il ouvrit la première pièce, il trouva un sabre en pur argent qui était accroché au mur, portant une étoile d'or ainsi que le nom du roi. À côté, une lettre scellée était posée sur la table; il l'ouvrit et lut que celui qui détenait ce sabre pourrait tuer tout ce qu'il rencontrerait sur son chemin. Il décrocha le sabre, le passa à sa taille et poursuivit son chemin; il entra ensuite dans la pièce où la fille de roi se trouvait, endormie; elle était si belle qu'il s'arrêta et la regarda en retenant son souffle. « Comment puis- je mettre une jeune fille innocente comme celle-ci entre les mains de ces grossiers géants? Ils ont de mauvaises intentions », se disait-il. Il regarda autour de lui et vit, sous le lit, une paire de pantoufles: la droite portait le nom du père de la jeune fille ainsi qu'une étoile, et la gauche son nom à elle, ainsi qu'une étoile. La jeune fille portait aussi un grand foulard de soie brodé d'or, portant à droite le nom de son père et à gauche, son nom à elle, le tout en lettres d'or. Le chasseur prit alors des ciseaux coupa le coin droit du foulard qu'il mit dans son havresac, puis il prit aussi la pantoufle droite, celle qui portait le nom du roi, et la mit aussi dans son sac. La jeune fille était toujours allongée, endormie, et elle était entièrement cousue dans sa chemise; le chasseur coupa alors encore un petit morceau de la chemise et le mit avec le reste, mais il fit tout cela sans la toucher. Puis il partit, la laissant dormir paisiblement, et quand il arriva près de la porte du château, les géants l'attendaient toujours à l'extérieur, pensant qu'il amènerait la princesse avec lui. Il leur cria d'entrer et leur dit qu'il tenait déjà la jeune fille en son pouvoir; seulement, il ne pouvait pas leur ouvrir la porte, mais il y avait là un trou par lequel ils devaient ramper. Le premier géant en approcha sa tête; le chasseur enroula les cheveux du géant autour de sa main et tira sa tête à l'intérieur, puis il la lui trancha d'un seul coup de son sabre et le tira tout entier à l'intérieur du château. Il appela ensuite le deuxième et lui trancha la tête de la même façon, puis le troisième, et il était content d'avoir délivré la jeune fille de ses ennemis. Il leur coupa la langue et les mit toutes dans son sac. « Je vais rentrer chez mon père et lui montrer tout ce que j'ai déjà accompli, puis je m'en irai parcourir le monde. La chance que Dieu veut m'offrir saura bien me trouver. »
Cependant, le roi du château, en se réveillant, vit les trois géants morts qui gisaient là. Il se rendit ensuite dans la chambre de sa fille et la réveilla, puis il lui demanda qui pouvait bien avoir tué les géants. « Je l'ignore, cher père: je dormais », lui répondit-elle. Quand elle se leva et qu'elle voulut mettre ses pantoufles, la droite manquait; quand elle regarda son foulard, il avait été coupé et il en manquait le coin droit, et, quand elle observa sa chemise, elle vit qu'il en manquait un petit bout. Le roi réunit toute la cour, les soldats et tous ceux qui se trouvaient là, et demanda qui avait libéré sa fille en tuant les géants. Or le roi avait un capitaine, qui était borgne et très laid, et qui dit que c'était lui qui avait accompli cela. Le vieux roi dit alors que, puisque c'était lui qui avait fait cela, il épouserait sa fille. Mais sa fille lui dit: « Cher père, plutôt que d'épouser celui-là, je préfère m'en aller de par le monde, aussi loin que mes jambes me porteront. » Le roi lui répondit que si elle ne voulait pas l'épouser, elle devait ôter ses vêtements royaux et partir, vêtue de ceux d'une paysanne; elle devait se rendre chez un potier pour vendre de la vaisselle en terre. Elle ôta donc ses vêtements royaux et se rendit chez un potier à qui elle emprunta toutes sortes de pots de terre; elle lui promit aussi de les lui payer le soir, quand elle les aurait vendus. Le roi l'obligea ensuite à aller s'installer avec ces pots à un coin de rue, puis il ordonna à plusieurs charrettes de paysans de passer au beau milieu de son étalage afin de briser la vaisselle en mille morceaux. Lorsque la fille de roi eut installé sa marchandise sur le sol, les charrettes passèrent et la brisèrent, la réduisant à l'état de tessons. Elle se mit alors à pleurer et dit: « Oh, mon Dieu! Comment vais- je faire pour payer le potier? » Le roi voulait la contraindre ainsi à épouser le capitaine. Au lieu de cela, elle retourna chez le potier pour lui demander s'il voulait bien lui prêter de la marchandise une nouvelle fois. Il refusa et dit qu'elle devait d'abord lui payer ce qu'elle lui avait déjà emprunté. Elle alla alors trouver son père, pleurant et se lamentant, et elle lui dit qu'elle voulait partir de par le monde. Son père lui dit alors: « Je vais te faire construire dans la forêt une petite maisonnette où tu resteras jusqu'à la fin de tes jours et où tu feras à manger pour tous ceux qui passeront, mais tu n'auras pas le droit d'accepter d'argent en échange. » Lorsque la maisonnette fut prête, on accrocha sur la porte une petite pancarte avec ces mots: « Gratuit aujourd'hui, payant demain ». Elle y resta longtemps et on se mit à parler dans le monde d'une jeune fille qu'il y avait là et qui préparait à manger gratuitement, ce qui était écrit sur une pancarte accrochée à sa porte. Le chasseur entendit aussi parler de cela et se dit: « Toi qui es pauvre et qui n'as pas d'argent, voilà quelque chose qui te conviendrait. » Il prit donc son fusil et son sac, qui contenait encore tout ce qu'il avait pris au château en guise de preuves, puis il sortit dans la forêt et il trouva effectivement la petite maison avec l'écriteau « Gratuit aujourd'hui, payant demain ». Or, il portait à sa taille le glaive à l'aide duquel il avait coupé la tête aux trois géants; il entra ainsi dans la maisonnette et se fit donner quelque chose à manger. Il se réjouit à la vue de la jeune fille, et il est vrai qu'elle était belle comme un ange. Elle lui demanda d'où il venait et où il allait, ce à quoi il répondit: « Je voyage de par le monde. » Elle lui demanda alors d'où il tenait ce glaive qui portait le nom de son père. Il lui demanda en retour si elle était la fille du roi.
- Oui, répondit-elle.
- Avec ce sabre, j'ai coupé la tête à trois géants, dit-il en sortant de son sac les trois langues en guise de preuve.
Il lui montra ensuite la pantoufle, le coin du foulard et le morceau de chemise. Lajoie de la jeune fille fut alors à son comble, et elle lui dit qu'il était celui qui l'avait délivrée. Ils allèrent ensemble chercher le vieux roi et elle le conduisit dans sa chambre, où elle lui dit que le chasseur l'avait délivrée des géants. À la vue de toutes ces preuves, le vieux roi n'en put plus douter et dit qu'il était heureux de savoir comment tout s'était passé, et qu'à présent, le chasseur devait épouser sa fille; celle-ci s'en réjouit de tout son cœur. Ils habillèrent ensuite le chasseur comme s'il était un seigneur étranger, et le roi fit préparer un repas en l'honneur de son invité. Quand on s'installa à table, le capitaine vint s'asseoir à la gauche de la fille du roi et le chasseur à sa droite; le capitaine croyait qu'il s'agissait d'un seigneur étranger qui était venu en visite. Quand ils eurent mangé et bu, le vieux roi dit au capitaine qu'il allait lui poser une énigme qu'il devait résoudre: un homme disait avoir tué trois géants et on lui demandait où étaient leurs langues; il avait regardé dans leurs bouches et ne les y avait point trouvées; comment était- ce possible?
- Ils ne devaient pas avoir de langue, répondit le capitaine.
- Non, tous les êtres vivants ont une langue, dit le roi, et il lui demanda ensuite le châtiment que méritait un tel homme.
- Il mérite d'être mis en pièces.
Le roi dit alors qu'il venait de prononcer sa propre sentence, à la suite de quoi le capitaine fut jeté en prison puis écartelé. Quant à la fille du roi, elle épousa le chasseur. Celui- ci alla ensuite chercher son père et sa mère, qui vécurent dans la joie avec leur fils et, après la mort du vieux roi, il hérita de son royaume.
昔、錠前屋の仕事を習い覚えた若い男がいて、父親に、もう世間に出て運を試してみる、と言いました。「よかろう。わしもそれに賛成だ。」と父親は言って、旅のお金をいくらか渡しました。そこで若い男はあちこち旅をして仕事を探しました。しばらくして男は錠前屋の仕事はもうやめようと決めました。というのはもうその仕事が好きでなくなって猟師になりたかったからです。

男があてもなく歩いていると緑の服を着た猟師と出会いました。猟師は、お前はどこから来たんだ?どこへ行くんだい?と尋ねました。若者は、私は錠前屋の職人なのですが、その仕事はもう面白くないので猟師になりたいのです、私に教えてもらえませんか、と言いました。「ああ、いいとも」と猟師は言いました。「おれと一緒に来るならね。」そこで若者は猟師と一緒に行き、そこで何年か修業をつみ、猟師のわざを習いました。このあと、若者はよそで運を試してみたいと思いました。猟師は一丁の空気銃の他は何も支払ってくれませんでしたが、その銃は撃つと必ず当たるという性質がありました。そこで若者はでかけていき、とても大きな森に着き、一日で森のはずれにたどりつけませんでした。夜になると若者は野のけものを避けるために高い木に登りました。

真夜中近くに、遠くで小さな明かりがちらちらするように思われました。そこで若者は枝の間からそちらを見下ろし、どこにあるかよく覚えておきました。それでも下りたとき目印とするため、最初に帽子をとって明かりの方へ投げておきました。それから木から下り、帽子のところへ行き、またかぶって、まっすぐ進みました。

進めば進むほど明かりは大きくなり、近くへ行ってみると、それはとてつもなく大きな火だとわかりました。三人の巨人がそのそばに座り、串に刺した一頭の牛を焼いていました。まもなく一人が「肉の焼き具合がいいか食ってみよう」と言って、かたまりを引きちぎって口に入れようとしました。とその時、猟師は銃を撃ち、巨人の手から肉を飛ばしました。「おっと、しまった」と巨人は言いました。「風で肉が飛んでしまったわい」それでまたべつの肉をとりました。しかし、それにかみつこうとしたちょうどそのとき、猟師はまた撃って飛ばしました。これでその巨人は隣に座っていた巨人に平手うちを食らわせ、「なんでおれから肉をひったくるんだ?」と怒ってどなりました。「ひったくっていないぞ」ともう一方の巨人は言いました。「狙い撃ちのうまいやつがお前の肉を撃ってとばしたにちがいない。」巨人は別のかたまりをとりましたが、また手に持っていることはできませんでした。というのは猟師が撃ち飛ばしたからです。すると巨人は「口のところから撃ってとばすなんて相当の腕だぞ、そんなやつは仲間なら役にたつんだがな。」と言いました。そうして大声で叫びました。「こっちへ来いよ、鉄砲名人よ、おれたちのそばに来て、火のところに座り、たっぷり食いな。お前に何もしないよ。だが、来ないで力づくで連れて来なきゃいけないんなら、お前の命はないぞ。」

それで若者は巨人たちに近づいていき、私は腕利き猟師だ、私の銃で狙ったものは必ず当てるんだ、と言いました。そこで、巨人たちは、おれたちと一緒に行ってくれれば良くもてなすがな、と言い、森のはずれに大きな湖がある、その後ろに塔が立っていて、塔の中に美しい王女が閉じ込められているんだ、その王女を是非とも連れて来たいんだ、と話しました。「いいとも」と若者は言いました。「すぐに王女をとってやるよ。」それから巨人たちは付け加えて、「だがな、まだほかに問題があるんだ。ちんころがいるんだが、だれかが近くにいくとすぐ吠え出すんだ。それでそいつがほえると王宮のみんなが目を覚ましてしまう。それでおれたちはそこに行けないのさ。そのちんころを撃ち殺すのを引き受けてくれるか?」と言いました。「いいよ」と若者は言いました。「そいつは面白そうだ。」

このあと、若者は舟に乗り、湖をこいで渡りました。陸にあがるとすぐ、小犬が走ってきて吠えようとしました。しかし猟師は空気銃を出し、撃ち殺しました。巨人たちはそれを見ると喜び、もう王様の娘を無事に手に入れたようなもんだぜと思いました。しかし猟師はまずどんな様子か見たいと思い、巨人たちに、呼ぶまで外で待っていてくれ、と言いました。それから城に入っていくと、中はまるでしんとしてみんな眠っていました。最初の部屋の戸を開けると、壁に刀が下がっていて、それは純銀でできており、上に金の星と王様の名前がついていました。またその近くのテーブルに封をされた手紙があったので若者が破って開けると、この刀を持つ者は歯向かう何でも殺せる、と中に書いてありました。そこで猟師は壁から刀をとり、腰に下げて進んでいきました。

それから王様の娘が眠っている部屋に入りました。王女はとても美しかったので若者は立ち止まり、息を飲んで眺めました。若者は心の中で考えました。(けがれない乙女をどうして荒くれ巨人たちのなすままにさせられよう?悪いことを考えているのに?)さらに見回すと、ベッドの下に一足の室内履きがあり、右足には星と父親の名前が、左足には星と王女自身の名がついていました。王女は金の刺繍がされた絹の大きなスカーフをつけていましたが、その右側には父親の名が、左には王女自身の名が金文字でありました。そこで猟師は鋏をとり、右端を切りとって背のうに入れ、また王様の名前が付いている右の室内履きも背のうに投げ込みました。さて乙女はまだ横たわって眠っていて、寝巻にすっかりくるまっていましたが、寝巻も少し切りとって投げ込んで他の物と一緒にしましたが、全て王女に触れないでやりました。それから猟師は出ていき、王女を眠らせたままにしておきました。

門のところに戻ると、巨人たちはまだそこに立ち、王女を連れてくるものと期待しながら猟師を待っていました。しかし、猟師は巨人たちに、入って来てくれ、乙女はもう手のうちにある、あんたたちに門を開けてやることはできないんだが、這って通れる穴があるから、と叫びました。そこで一人目の巨人が近づいたとき、猟師は巨人の髪を自分の手に巻きつけて頭を引き込み、刀を一振りして切り落とし、それから残りの体を引っぱりこみました。二人目の巨人を呼んで同じように頭を切り落とし、それから三人目も殺しました。こうして猟師は美しい乙女を敵の手から自由にしたことを喜びました。それから巨人たちの舌を切りとって背のうに入れました。そうして、猟師は(お父さんのところへ帰ってどんなことをもうやったか知らせて、そのあと、世の中を旅して歩こう。おれはきっと神様が喜んでおれにくださる幸運にあえるさ。)と思いました。

しかし、城の王様が目覚めると、三人の巨人が死んで転がっているのを見ました。そこで娘の寝室に入り娘を起こして、いったい誰が巨人たちを殺したのだろう?と尋ねました。すると王女は、「お父様、私は知りませんわ。眠っていましたもの。」と言いました。しかし、王女が起きあがって室内履きをはこうとしたら、右足がなくなっていました。スカーフを見ると切られて右端がありませんでした。寝巻を見るとこれも少し切りとられていました。王様は城じゅうの宮廷人を、兵士やそこにいる他のものも、みんな呼び出して、誰が娘を自由にし巨人たちを殺したのか、と尋ねました。

さて、王様には片目でひどく醜い大尉がいました。この大尉が、私がやりました、と名乗り出ました。そこで年とった王様は、お前がこれをなしとげたのだから娘と結婚させよう、と言いました。ところが、乙女は、「お父様、あの者と結婚するくらいなら、世間に出ていき、足の続くかぎり歩いていきたいですわ。」と言いました。しかし、王様は、もしお前が大尉と結婚する気がないなら、王家の服を脱ぎ百姓の服を着て出て行け、焼物師のところに行き、瀬戸物の商売を始めるがよい、と言いました。

それで王女は王家の服を脱ぎ、焼物師のところへ行って、店に必要な瀬戸物を借り、夕方までに売ってお支払いします、と約束しました。それで王様は娘に、隅に座って売るがよい、と言っておいて、何人かの百姓には瀬戸物の上を荷車でひいて全部こなごなにこわれるように手配しました。それで王様の娘が通りに店を広げると、荷車が通りかかり、品物を全部小さなかけらだらけにしてしまいました。王女は泣きだして、「ああ、これで焼物のお金をどうやって払ったらいいの?」と言いました。一方王様はこうして王女を無理に大尉と結婚させようと思っていたのでした。しかし、娘はそうしないで、また焼物師のところへ行き、もう一回貸してもらえませんか?と頼みました。焼物師は、「だめだ、もう借りてる分を支払ってくれ。」と言いました。

そこで王女は父親のところに行き、泣いて嘆き悲しみ、「世間に出ていきます。」と言いました。それで王様は「外の森にお前のために小さな小屋を建ててやろう。そこに一生とどまってみんなに料理をしてやるがよい。だが金を受け取ってはならぬぞ。」と言いました。小屋ができあがると、戸に「今日はただ、明日は売ります」という看板が下がっていました。そこに王女は長い間とどまっていました。そして、お金をとらないで食事をだしてくれる娘がそこにいるんだ、入口の外にそう書いてある看板がある、と世間で噂されました。

猟師もそれを聞き、(それはいい、おれは貧しく金が無いからな)と思いました。そこで空気銃と、証拠の印として城から持ってきたものが全部まだ入っている背のうを持ち、森へ入って行き、「今日はただ、明日は売ります」と看板がかかっている小屋を見つけました。

猟師は三人の巨人の頭を切り落とした刀を帯びたまま、小屋に入り、何か食べ物をくれと頼みました。猟師は美しい乙女にうっとりしました。まさに絵に描いたように美しかったのです。娘は、あなたはどこから来てどこへ行くのですか、と尋ねました。猟師は「私は世間を旅しているのです。」と言いました。すると、娘はどこでその刀を手に入れたのですか?私の父の名前が上についているんですが、と尋ねました。猟師は、あなたは王様の娘なんですか?と尋ねました。「はい」と娘は答えました。「この刀で」と猟師は言いました。「私は三人の巨人の頭を切り落としたのだ。」そして証拠に背のうから巨人たちの舌をとり出しました。それから、室内履きやスカーフの隅や寝巻の切れはしも王女に見せました。これで王女は大喜びして、あなたこそ私を救ってくれた人です、と言いました。そうして二人は一緒に年とった王様のところへ行き、小屋へ王様を連れて行きました。そこで娘は王様を部屋に入れ、猟師が本当に巨人から私を救ってくれた人だと話しました。そして王様がその証拠の品々を見ると、もう疑うことはできなくて、出来事がすっかりわかってとてもよかった、猟師がお前を妻にするべきだ、と言いました。それを聞いて乙女は心から喜びました。それで王女は猟師によその国の君主のように服を着させ、王様は祝宴の用意をさせました。

みんながテーブルについたとき、大尉は王様の娘の左側に座りましたが、猟師は右側に座りました。それで大尉は猟師が訪ねてきたよその国の君主だと思っていました。みんなが飲んだり食べたりしてしまったあとで、年とった王様は大尉に、お前に解いてもらいたい謎を出そう、と言いました。「だれかが、三人の巨人を殺したと言ったとする、その巨人の舌はどこにあるか?と聞かれ、その男はしかたなく見に行ったのだが、舌はなかったのだ。いったいどうしてそうなったのかね?」大尉は、「それでは巨人に舌は無かったはずです。」と言いました。「いいや違う。」と王様は言いました。「動物にはみな舌がある。」それから同じように、そのような嘘の答をした者にはどんな罰を与えるべきか、と王様は尋ねました。大尉は、「八つ裂きにされるべきです。」と答えました。すると王様は、お前は自分の判決を言い渡したのだ、と言いました。大尉は牢屋に入れられ、そのあと四つ裂きにされました。一方王様の娘は猟師と結婚しました。そのあと、猟師は父親と母親を呼び寄せ二人は息子と幸せに暮らしました。また、年とった王様が死んだあと、猟師は国を受け継ぎました。




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