FRANÇAIS

La main avec le couteau

DEUTSCH

Die Hand mit dem Messer


Il était une fois une petite fille qui avait trois frères. Ces derniers étaient ce que leur mère avait de plus cher, tandis que la fillette était toujours lésée et rudoyée. Elle devait se lever tôt tous les jours pour aller chercher, dans une lande desséchée, la tourbe dont ils avaient besoin pour faire la cuisine et pour se chauffer. En plus de cela, on lui donnait, pour faire ce travail pénible, un vieil outil émoussé.
Or la petite fille avait un fiancé, c'était un elfe qui habitait dans une colline près de la maison de sa mère. À chaque fois que la petite fille passait près de la colline, il sortait sa main de la falaise et lui tendait un couteau très tranchant, qui avait une force inouïe et qui pouvait tout couper. A l'aide de ce couteau, elle avait tôt fait de découper la tourbe, et quand elle repassait devant la falaise, elle y toquait deux fois, alors la main ressortait et reprenait le couteau.
Cependant, la mère s'aperçut que la fillette rapportait toujours la tourbe rapidement et facilement, et elle raconta aux frères que quelqu'un devait l'aider dans son travail, sinon, elle n'y arriverait pas. Ses frères la suivirent donc un jour et virent comment on lui donnait le couteau magique. Ils la rattrapèrent et le lui arrachèrent par la force. Ensuite, ils prirent le chemin du retour, frappèrent à la falaise comme elle avait coutume de le faire, et quand le bon elfe tendit la main, ils la lui tranchèrent avec son propre couteau. Le bras ensanglanté rentra dans la falaise, et comme l'elfe croyait que sa fiancée avait fait cela pour le trahir, on ne le revit plus jamais.
Es war ein kleines Mädchen, das hatte drei Brüder, die galten bei der Mutter alles, und es wurde überall zurückgesetzt, hart angefahren und musste tagtäglich morgens früh ausgehen, Torf zu graben auf dürrem Heidegrund, den sie zum Kochen und Brennen brauchten. Noch dazu bekam es ein altes und stumpfes Gerät, womit es die sauere Arbeit verrichten sollte.

Aber das kleine Mädchen hatte einen Liebhaber, der war ein Elfe und wohnte nahe an ihrer Mutter Haus in einem Hügel, und sooft es nun an dem Hügel vorbeikam, so streckte er seine Hand aus dem Fels und hielt darin ein sehr scharfes Messer, das von sonderlicher Kraft war und alles durchschnitt. Mit diesem Messer schnitt sie den Torf bald heraus, ging vergnügt mit der nötigen Ladung heim, und wenn sie am Felsen vorbeikam, klopfte sie zweimal dran, so reichte die Hand heraus und nahm das Messer in Empfang.

Als aber die Mutter merkte, wie geschwind und leicht sie immer den Torf heimbrachte, erzählte sie den Brüdern, es müsste ihr gewiss jemand anders dabei helfen, sonst wäre es nicht möglich. Da schlichen ihr die Brüder nach und sahen, wie sie das Zaubermesser bekam, holten sie ein und drangen es ihr mit Gewalt ab. Darauf kehrten sie zurück, schlugen an den Felsen, als sie gewohnt war zu tun, und wie der gute Elf die Hand herausstreckte, schnitten sie sie ihm ab mit seinem selbeigenen Messer. Der blutende Arm zog sich zurück, und weil der Elf glaubte, seine Geliebte hätte es aus Verrat getan, so wurde er seitdem nimmermehr gesehen.




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